Programme et contacts
• A l'église Notre-Dame :
Samedi 17 mars, à 18 h : messe des jeunes animée par « Éclats de Foi », autour des reliques de St Jean Bosco patron de la jeunesse.
Vendredi 23 mars, à 17 h : exposition des reliques, vénération et confessions,
à 19 h : vêpres.
Dimanche 25 mars : journée nationale du CCFD – Terre Solidaire
à 11 h : messe avec les Sœurs de la Sainte Union
et les établissements qu'elles ont fondé
Contact :
Père Bernard DESCARPENTRIES
Tél : 03 27 71 56 10
Mail : descarpentriesb@aol.com
I. Qui est Dom Bosco ?
Jean Bosco est né le 16 août 1815. Issu d’une famille pauvre, orphelin de père à l’âge de 2 ans, il fut élevé par sa mère Marguerite, ainsi que son frère aîné Joseph et son demi-frère Antoine. Travaillant dur et ferme, il s’est préparé à la mission qu’il avait pressenti alors qu’il avait à peine 9 ans, et qu’il s’est vu confirmer par la suite à maintes reprises, de manière extraordinaire. Il a étudié tout en apprenant divers métiers. En 1835, il entre au séminaire de Chieri. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1841 à 26 ans.
Arrivé à Turin, il rencontre le 8 décembre 1841, un jeune garçon orphelin de père et de mère, Barthélemy Garelli et lui donne sa première leçon de catéchisme. Il est frappé par le spectacle des enfants et des jeunes livrés à eux-mêmes, sans travail et sans guide. Il prend alors la décision de consacrer sa vie jusqu’à son
dernier souffle pour la formation intégrale des enfants et des jeunes. Il ouvre le premier « oratoire » (centres de loisirs et de formation humaine et chrétienne pour les jeunes). Itinérant au début, puis, dès Pâques 1846, définitivement installé au Valdocco, faubourg malfamé, il deviendra la maison mère de toutes les œuvres salésiennes. Les garçons affluent par centaines : ils étudient et apprennent un métier dans les ateliers que Don Bosco a construit pour eux.
En 1859, il rassemble plusieurs de ses anciens élèves avec qui il fonde la Société Salésienne (constituée des frères et des prêtres) dont la mission est de s’occuper des jeunes pauvres et abandonnés. Rapidement, des oratoires des écoles professionnelles, des collèges, des centres de vocations (sacerdotales, religieuses, missionnaires), des paroisses, des centres en pays de mission… vont se multiplier partout. Ainsi, en 1875, une première expédition missionnaire s’embarque pour l’Argentine, et les salésiens ouvrent leur première œuvre en
France, à Nice.
II. Les principes éducatifs de Dom Bosco
« Je suis le bon pasteur, le vrai berger.
Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11)
A l’exemple de Jésus, le Bon Pasteur. Dom Bosco marqué par sa douceur, son amabilité, sa charité pastorale, sa patience ; confia comme secret de réussite, le trésor de son système préventif : raison, religion et l’amour.
La raison. Le jeune est capable de prendre part de façon réfléchie à son éducation. Il peut expliquer les raisons de son comportement. Alors on peut discuter, négocier, dialoguer avec lui sur les enjeux de son avenir.
La religion. Le jeune est porteur de questions essentielles sur le sens de sa vie. Tout jeune est capable d'ouverture . Le message chrétien propose un chemin qui transcende les échecs personnels. Cette foi se célèbre à travers les rites essentiels du sacrement de pénitence et de l'eucharistie. Ce qui invite le jeune à se conduire dans la vie quotidienne selon une éthique conforme à celle de l'Evangile.
L'affection. par une proximité de l'éducateur, présent dans l'expérience de vie du jeune. Ainsi ses conseils sont plus adaptés et mieux reçus. Que le jeune se sente aimé, ce qui demande proximité et saine distance.
être bon ... l'adulte, face au jeune, n'est pas un supérieur, mais un guide, à la manière de Jésus, le Bon Pasteur de l’Évangile. La formation doit être animée par une sorte « d'esprit de famille », ce qui rend la communauté éducative signifiante pour le jeune, spécialement quand celui-ci a été blessé par la vie .
Éduquer, c'est tout d'abord croire (foi) en ce jeune que l'on a en face de soi : « Je crois en toi, tu es capable de grandir, je suis prêt à te faire confiance. » Éduquer, c'est aussi espérer (espérance) avec le jeune. Qu'on peut construire ensemble un monde plus juste et fraternel. Enfin, éduquer, c'est aimer (charité) les jeunes tels qu'ils sont, et non tels qu'on voudrait qu'il soient, pour les aider à bâtir leur propre avenir.
III. Pourquoi Dom Bosco à Douai ?
Dans « la ville aux cent clochers », les visées éducatives de Dom Bosco viennent en résonance avec celles du Père Jean-Baptiste DEBRABANT, fondateur en 1828 à Douai de la congrégation des Sœurs de la Sainte Union, ou celles d’Édouard DEFOREST DE LEWARDE, qui ouvrit en 1816 l'école du Béguinage en fit appel pour la diriger aux Frères des écoles chrétiennes.
Jean-Baptiste DEBRABANT est né le 13 octobre 1801 à Lecelles. De famille modeste. Il fut ordonné prêtre en 1825 à Cambrai et nommé vicaire à Douai en 1826. Touché par la détresse matérielle et morale des jeunes : « Sans cesse, mon esprit recherchait les moyens d'assurer l'avenir de la jeunesse. Je ne voyais que dans une éducation chrétienne et solide l'espoir d'un meilleur avenir pour la religion et la société », il créé en 1828 à Douai, la Congrégation des Sœurs de la Sainte Union. La congrégation se développe rapidement et ouvre de nombreuses écoles à Douai et hors de Douai : en Belgique (1833), en Angleterre (1859) et en Irlande (1863). A la mort du Père DEBRABANT en 1880, ce sont des dizaines de milliers d'enfants qui sont éduqués dans des établissements de la Sainte Union.
Aujourd'hui, l'enseignement et la pastorale en milieu scolaire gardent une part importante de l'engagement des Sœurs. Elles sont également très présentes auprès d'handicapés, de personnes âgées ou dans des quartiers défavorisés, et auprès des plus pauvres de la planète tant en Amérique latine qu'en Afrique noire et plus récemment en Haïti.
Quelques citations du Père Jean-Baptiste DEBRABANT :
« Ayez à cœur le progrès de vos élèves, et agissez toujours de manière à ce que parents et
enfants soient encouragés... »
« Ayez soin de ne jamais les humilier. Celle qui est humble n'humilie pas les autres... »
« Ne trouvez plus rien d'amer ni de difficile, à bien éduquer la jeunesse et lui apprendre à
aimer Jésus-Christ »
« Rendez douce et facile la pratique de la religion, vous la rendrez aimable et accessible à
ceux qui s'en éloignent »
Edouard DEFOREST DE LEWARDE est né à Douai, le 1er avril 1765. Il fait ses études au collège d'Anchin puis suit les cours de droit à l'Université de Douai. Il prête le serment d'avocat, le 23 juillet 1787. La famille Deforest souffre de la Révolution : le 3 juin 1794, son père, lui-même et ses frère et soeur sont arrêtés et déportés à Compiègne ; ils sont remis en liberté le 27 septembre. Sensible à la pauvreté qui s'accroît (sur 17000 habitants, Douai compte 5500 nécessiteux) Edouard DEFOREST s'emploie à aider les pauvres (il distribue des secours, visite les greniers et les caves, fournit des literies, place les garçons en apprentissage, paie les mois d'école des plus jeunes et cherche de l'ouvrage au père...) et à relever les ruines accumulées au long des années de la Révolution (remise en état de la Collégiale, reconstruction de la façade de l'Hôtel-Dieu...). La mort, en novembre 1815, de son fils unique, Édouard-Amé-Nicolas agé de 19 ans, étudiant en philosophie au Collège Stanislas de Paris, l'éprouve profondément. Réagissant en chrétien, il va dorénavant consacrer sa vie à soulager la misère, et à créer des œuvres durables pour les pauvres, les vieillards et surtout pour la jeunesse. C'est ainsi qu'au mois d'octobre 1816, il ouvre l'école du Béguinage destinée à « offrir gratuitement l'instruction primaire à 150 enfants ». En même temps, il sollicite les frères des écoles chrétiennes (institut religieux voué à l'éducation des jeunes des classes modestes, fondé à Reims en 1684 par Jean-Baptiste de LA SALLE) qui en prennent la direction en décembre 1818. A partir de 1819, Edouard DEFOREST acquiert différents immeubles rue Jean de Gouy ; le 20 juillet 1825, les Frères des Ecoles chrétiennes y ouvrent plusieurs classes. Dans ce lieu (et dans l'extension, rue des Récollets Anglais), le Lycée Deforest de Lewarde, accueille aujourd'hui 1200 élèves.
Jean-Baptiste de LA SALLE et les premiers frères des écoles chrétiennes ont créé au XVIIIe siècle : des écoles primaires, gratuites, organisées par classes adaptées aux enfants, des « séminaires de maîtres », où les futurs enseignants recevaient une formation tout à la fois chrétienne et pédagogique, des cours du soir pour adultes, où ouvriers et apprentis pouvaient se perfectionner en vue d'améliorer leur situation, des classes de formation professionnelles où le sens pratique est développé, des « pensions de force » pour la rééducation des enfants difficiles et des jeunes délinquants.
Leurs principes sont innovants :
- chercher à connaître l'enfant : Le maître s'intéresse à son milieu social et familial.
- adapter l'attitude éducative au caractère de l'enfant. Jean-Baptiste de LA SALLE écrit par ex : « On s'abstiendra de corriger les enfants dans le commencement qu'ils viennent à l'école. Il faut commencer par connaître leur esprit, leur naturel, et leurs inclinations ».
- faire participer l'élève à son enseignement. Le maître demande un effort personnel, pose des questions, laisse chercher l'écolier, demande des travaux pratiques... Il parle peu et ne dispense pas de cours magistraux
- faire participer l'élève à la vie de l'école par un système de services : Le clavier qui ouvre et ferme les portes de l'école ; l'aumônier qui ramasse le pain et les fruits en trop pour les donner aux plus démunis ; le sonneur qui sonne le début et la fin des classes ; les premiers de banc qui marquent les absents et jouent un rôle de leader pour leur « banc » ; les visiteurs des absents, qui vont voir les écoliers malades...
Aujourd'hui où les besoins de la jeunesse sont tellement étendus et urgents, la venue des reliques de Dom BOSCO est donc une opportunité de soutenir la vocation des éducateurs des établissements de la Sainte Union et des Lassalliens, fondés à Douai par le Père DEBRABANT et par Edouard DEFOREST DE LEWARDE.
C'est aussi une occasion offerte à tous pour rencontrer un « Ami des jeunes » pendant le moment de prière, de vénération individuelle ou communautaire.
IV. Pourquoi vénérer les reliques des saints ?
La pratique de la dévotion aux reliques est continue depuis le début du christianisme.
Depuis l’évènement de la résurrection du Christ, les chrétiens ont pris l’habitude de venir prier sur les lieux des martyrs : là où des hommes, des femmes ont donné leur vie jusqu’au bout pour Jésus-Christ. On a prié, célébré la messe sur les lieux mêmes où ils étaient enterrés, et notamment dans les catacombes romaines. On a gardé précieusement et vénéré les reliques des chrétiens, qui ont suivi et aimé le Christ jusqu’au bout
A travers les reliques des corps des saints, des choses qui leur appartenaient, l’Église honore Dieu. « Nous honorons les reliques des martyrs, afin d’adorer celui dont ils sont les martyrs » (Thomas d’Aquin dans la Somme Théologique). La sainteté nous donne en exemple la vie d’une personne qui a vécu avec le Christ.
En présence des reliques d'un saint nous pouvons évoquer plus facilement sa vie. Comment il a agi, pensé, prié, travaillé, souffert et fait l’expérience de la mort. Comment Dieu a manifesté par cette vie sa Présence.
Les reliques ne contiennent pas des pouvoirs magiques. Les reliques d'un saint sont pour nous un signe de la présence du saint, toujours vivant auprès de Dieu et intercédant en notre faveur. Si nous venons vénérer des
reliques, c'est pour rendre grâce pour ce que l’Esprit Saint a fait de beau dans la vie du saint, qui a illuminé toute l’Église. C'est aussi pour demander au saint la grâce de croire que l’Esprit Saint est notre force pour aimer et servir Dieu.
