"P" comme Père Emmanuel

L'#abécédaireduconfinement du Père Emmanuel Canart : un petit abécédaire proposé en ce temps particulier pour mieux comprendre certains mots de notre vie. Un mot en plus chaque jour.

 

S de Sous-mariniers

sous_marin sous_marin  Ce sont des professionnels du confinement ! Plusieurs mois sans remonter, à quelques centaines de mètres sous l’eau, coupés du monde ! Aucune attestation de déplacement dérogatoire ne leur sera utile… Impossible de sortir pour un jogging à moins d’un kilomètre ou de prétexter des courses pour fuir un instant le confinement ! L’enfermement, ils connaissent. Ils peuvent en parler.

Et le capitaine de vaisseau Nicolas Lambropoulos en parle sur Europe 1, expliquant que la camaraderie des sous-mariniers durant leurs missions suppose que chacun porte une attention particulière aux autres et fasse des efforts pour maitriser son caractère : « ne pas faire subir sa colère, sa fatigue, sa mauvaise humeur. Sinon cela devient vite un enfer".

Le jeune Saint Paul invite les premiers chrétiens à ne jamais se mettre en colère. Plus âgé et plus réaliste, son conseil évolue : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère » Ephésiens 4,26.

Ce confinement et ce fichu virus peuvent légitimement faire naître en nous stress, angoisse, tristesse et colère. L’enjeu est de les gérer … sans la déverser sur les proches… sans qu’ils ne deviennent des boucs émissaires.

Il s’agit aussi d’un combat spirituel !

 


 

B de bravo ou de Berardelli

« OBerardelli Berardelli  n saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres, caché derrière nos apparences

L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ? Ou le pire ou le plus beau ?» chante Goldman (dans "Né en 17 à Leidenstadt").

En tous cas, on sait maintenant ce qu’il y a dans le cœur de Don Giuseppe Berardelli, curé de Casnigo, proche de Bergame (Italie). Et c’est le plus beau ! Comme beaucoup d’habitants de sa paroisse, il est atteint par le virus et peine à s’oxygéner. Mais ce prêtre de 72 ans au sourire généreux refuse le respirateur artificiel offert par ses paroissiens. Il en cède même l’usage à un patient plus jeune gravement atteint et dont il ignore l’identité.

Don Giuseppe s’est éteint peu après, dans la nuit du 15 au 16 mars, dans un hôpital de Lovere, sur les rives du lac d’Iseo.

« Lors de ses funérailles, les habitants confinés de Casnigo n’ont pu qu’applaudir longuement son cercueil depuis leur balcon, lui rendant ainsi le plus émouvant des hommages. Son geste admirable évoque bien sûr le sacrifice de Saint Maximilien Kolbe qui, en 1941, au camp d’Auschwitz, avait volontairement pris la place d’un jeune père de famille condamné à mort » (Hebdomadaire France Catholique).

 « Ces jours-ci, des prêtres, des médecins sont décédés. De nombreuses infirmières sont infectées pour avoir été au service des malades. Je remercie Dieu pour leur exemple d’héroïsme dans le traitement des malades. Prions ensemble pour eux et pour leurs familles » demande le pape François le 24 mars.

C’est vous aussi qu’on applaudit chaque soir, Don Berardelli ! Respect !

 


 

W comme WU

wu wu  Lettre difficile à placer au scrabble, même si elle donne beaucoup de points ! WU (dont j’ignore totalement le sens !) est l’un des rares mots que l’on puisse faire.

Même difficulté avec cette lettre pour ce chant de veillée « L’alphabet scout » qui se termine avec humour : « et on n’a rien trouvé pour W ! »

En tous cas, on espère de tout cœur que les chercheurs du monde entier trouveront une molécule contre ce virus, et contre tant d’autres maladies qui abîment tellement de vies. Nous sommes comme suspendus aux résultats de leurs travaux …. guettant la moindre bonne nouvelle.

Comme il est difficile à vivre, ce sentiment d’impuissance… ! L’obligation d’attendre patiemment d’autres personnes la solution, les mesures à prendre, les règles à observer… Notre besoin de tout maîtriser et tout contrôler est mis à mal, presque balayé.

Mais tant d’hommes et de femmes le vivent au quotidien à cause d’une maladie ou d’une place sociale dévalorisante, etc….

Il y a sûrement un pas spirituel à faire… pour accepter notre non toute-puissance, pour accepter de dépendre des autres… pour devenir plus humble (la racine de ce mot vient d’humus -terre-). Comme notre père Adam, le terreux.

 


 

M de "Moise et les Amalécites" 

#on_applaudit #on_applaudit  Tous les soirs, à 20h… aux balcons, les confinés réapparaissent, sortent de leurs tanières, frappent des mains, tapent dans des casseroles, jouent de la musique ! Tout cela pour remercier et encourager ceux qui s’exposent pour soigner et accompagner les malades. Moments de grande émotion qui donnent le frisson et réchauffent le cœur.

 

Il y a bien longtemps, les Amalécites vinrent combattre Israël à Rephidim dans la plaine. Moïse monta sur la colline, le bâton de Dieu dans la main, pendant que ses troupes combattaient Amalek. Lorsque Moïse levait la main, Israël était le plus fort et lorsqu'il baissait la main, Amalek était le plus fort. Comme les mains de Moïse devenaient lourdes de fatigue, ils prirent une pierre qu'ils placèrent sous lui et il s'assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre. Ainsi, elles restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil (Exode chapitre 17).

 

Lever les mains vers Dieu comme Moïse (dans un geste de prière et de supplication) pour rendre plus forts ceux qu’on applaudit le soir à 20h, les porter dans la prière et nous soutenir les uns les autres quand nos mains deviennent lourdes de fatigues et la prière plus difficiles.

 


 

N de nature ou P de Printemps

nature printemps fleur nature printemps fleur  Chaque année, je regrette de ne pas profiter assez du miracle du printemps, de ne l’apercevoir rapidement qu’au volant d’une voiture. De ne pas suffisamment me rendre compte de la beauté de la création qui est en train de redémarrer, des fleurs et des feuilles qui s’ouvrent, timidement d’abord puis avec tant de générosité et d’éclat.

Et cette année, voilà qu’étonnement l’occasion est donnée d’admirer plus longuement la renaissance de la nature. Et Dieu que c’est bon !

Elle n’est pas rancunière, la nature. Chaque printemps, elle nous émerveille. Chaque année, elle chasse les jours courts et tristes et ressuscite la vie !

Chaque année, elle nous dit que tout possible, que tout peut redémarrer et que la mort n’a pas le dernier mot.

Elle n’est pas rancunière, cette nature qu’on abime, qu’on méprise à longueur de jours…

Elle aurait pu exercer un droit de retrait, une rétention de joie et de beauté en représailles.

Non, généreusement, elle donne le meilleur d’elle, sans compter et sans réserve, et nous invite à l’espérance.

 « Entendre chaque créature chanter l’hymne de son existence, c’est vivre joyeusement dans l’amour de Dieu et dans l’espérance. » (Le pape François citant dans son encyclique "Laudato Si" les évêques du Japon)

 


 

S de seul ! Penser à ceux qui sont seuls !

Marthe_et_Marie Marthe_et_Marie  Le message est insistant : "Pensez aux membres de vos familles, aux personnes vulnérables et âgées. Téléphonez-leur ! Prenez de leurs nouvelles".

Il était le même durant les alertes canicule. Un appel à la vigilance et à l’attention plus que bienvenu !

Dommage qu’il faille attendre des difficultés et des épreuves pour penser davantage à ceux qu’on aime, à ceux qui sont isolés et vulnérables.

Bien-sûr que le virus les menace plus que les autres. Bien-sûr qu’ils ont besoin qu’on veille sur eux, qu’on se préoccupe d’eux en cette période troublée.

Mais la solitude est un sale virus… qui ne vient pas de Chine ! Et il ne date pas de quelques mois ! Durant un pèlerinage à Lourdes, une grand’mère me disait : « Il n’y a qu’ici qu’on m’embrasse » …. alors que ses enfants et petits-enfants habitent le même village….

Si l’après-virus pouvait changer un peu nos coeurs ….!

 


F comme Force

Dans une Vivre aujourd'hui Vivre aujourd'hui  conférence, Sœur Irène Devos, alors première femme aumônier de prison à Loos, raconte sa visite à une détenue qui doit subir une longue peine au mitard. Une prison dans la prison, avec isolement presque total. Cette femme s’écroule en larmes : « Je n’aurais jamais la force de tenir… ! »

« Oui, tu n’as pas la force pour tenir ces 4 semaines » répond de façon déconcertante Sœur Irène à cette femme qui espérait sûrement un encouragement immédiat…. « Mais demande à Dieu la force pour aujourd’hui et demain tu lui demanderas la force pour tenir demain… ».

La petite Bernadette de Lourdes, demandait à Jésus « le pain de l’humilité, le pain d’obéissance, le pain de charité, … le pain de patience pour supporter les peines que mon cœur souffre … J’ai espéré en vous Seigneur. Soyez ma maison de refuge car vous êtes ma force ».

Donne-moi le pain quotidien, Seigneur. Un pain de patience et d’endurance… Un pain dont on ne peut pas faire de réserve, comme pour la manne quotidienne dans le désert (Exode chapitre 16 verset 19).

Donne-moi surtout le pain de charité.


 

R comme Restez chez vous [ou Rest’ at baraque]

restez_chez_vous restez_chez_vous  Aujourd’hui, notre abécédaire s’enrichit d’une prière d'un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19.

“JE RESTE À LA MAISON, SEIGNEUR !"    

Je reste à la maison, Seigneur ! Et aujourd'hui, je m'en rends compte, tu m'as appris cela, demeurant obéissant au Père, pendant trente ans dans la maison de Nazareth, en attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur, et dans l'atelier de Joseph, ton gardien et le mien, j'apprends à travailler, à obéir, pour arrondir les angles de ma vie et te préparer une œuvre d'art.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je sais que je ne suis pas seul parce que Marie, comme toute mère, est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées et de préparer le déjeuner pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien, pour la santé de ma ville, de mes proches, et pour le bien de mon frère, que tu as mis à côté de moi, me demandant de m'en occuper dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans le silence de Nazareth, je m'engage à prier, à lire, étudier, méditer, être utile pour les petits travaux, afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et le matin, je te remercie pour le nouveau jour que tu me donnes, en essayant de ne pas le gâcher et l'accueillir avec émerveillement, comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et à midi, je recevrai la salutation de l'ange, je me rendrai utile pour l'amour, en communion avec toi qui t'es fait chair pour habiter parmi nous ; et, fatigué par le voyage, assoiffé, je te rencontrerai au puits de Jacob, et assoiffé d'amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et si le soir me prend la mélancolie, je t'invoquerai comme les disciples d'Emmaüs : reste avec nous, le soir est arrivé et le soleil se couche.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans la nuit, en communion de prière avec les nombreux malades, les personnes seules et tous les soignants, j'attendrai l'aurore pour chanter à nouveau ta miséricorde et dire à tout le monde que, dans les tempêtes, tu as été mon refuge.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je ne me sens pas seul et abandonné, parce que tu me l'as dit : je suis avec vous tous les jours. Oui, et surtout en ces jours de confusion, ô Seigneur, dans lesquels, si ma présence n'est pas nécessaire, je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.

Amen

(Prière d'un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19)

 


 

Q de question : « où est-il ton Dieu ? »

Instagram Cathocambrai Instagram Cathocambrai  Cette question traverse les siècles et resurgit avec force dans les temps d’épreuves.

Elle parcourt également la Bible : « Je n'ai d'autre pain que mes larmes, le jour, la nuit, moi qui chaque jour entends dire : « Où est-il ton Dieu ? » Psaume 41.

Avec une cascade d’autres questions, elle traverse nos esprits inquiets en ce temps de confinement : « Dieu ne pouvait-il pas nous protéger de ce pangolin suspecté d’avoir transmis le virus à l’homme ?  où était-Il ? »

Elie Wiezel raconte dans son livre « Nuits » que des soldats SS avaient réuni tous les prisonniers sur la place d’appel du camp de concentration pour assister à la pendaison de 3 hommes, dont un enfant. Il fallait des représailles à cause d’une évasion. Dans un silence de mort, les 3 chaises sont renversées tandis que la nuit tombe… Seule une corde bouge encore, celle de l’enfant plus frêle qui agonise.

Une voix éraillée s’échappe alors des rangs : « Où est Dieu ? ». Et Elie Wiezel répond au fond de son cœur : « Il est pendu, au bout de la corde ».

Où est Dieu ? dans ce lit de réanimation, dans cette maison de retraite coupée du monde, dans ce soignant épuisé, dans cette famille qui dit aurevoir à son défunt dans l’intimité…

 


 

O comme orage ou D comme danse

« La danser_sous_la_pluie danser_sous_la_pluie  vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque

Enfant, on espère qu’il n’y aura jamais d’épreuves et que le ciel sera toujours bleu….

Puis vient le moment où l’on comprend que c’est illusion et que la vie n’est rarement un long fleuve tranquille…

On découvre ensuite que la vraie joie est plus souvent tristesse surmontée qu’absence de tristesse,

Que l’amitié est davantage confiance redonnée qu’absence de déception,

Que la paix est surtout tension dépassée plus qu’absence de conflit.

Que la foi est émaillée de doutes traversés plus que de certitudes.

Finalement, ils sont joie, paix, amitié et foi pascales !

Alors, apprenons à danser sous la pluie !

 


A comme Angoisse

angoisse angoisse  On dit que la phrase « N’aie pas peur » revient à 365 reprises dans la Bible ! Comme si chaque jour, Dieu devait nous inviter à la confiance. Un site précise qu’il y aurait 47 occurrences du mot « angoisse » dans la Bible : 42 dans l’Ancien testament et 5 dans le Nouveau Testament. Je n’ai vérifié aucune de ces deux affirmations ! Peu importe à vrai dire.

Ce qui est sûr, c’est que La Bible et les saints nous invitent à nous tourner vers Dieu dans l’angoisse car Lui seul peut véritablement nous apaiser. Cela ne méprise aucunement les efforts de ceux qui luttent contre le virus et cherche un vaccin. Portons-les dans notre prière sans nous lasser.

Et tournons-nous résolument vers le seul Sauveur, partons à la recherche des si belles et nombreuses prières des Psaumes :

 

« Dans leur détresse ils ont crié à l'Eternel et il les délivra de leurs angoisses » (Psaume 107)

 

« Si je traverse les ravins de la mort, Je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure » (Psaume 22)

 

« Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice ! Toi qui me libères dans la détresse,
Pitié pour moi, écoute ma prière ! » (Psaume 4)


 

C de Chance 

Ce momechance_amitiés chance_amitiés  nt plein d'anomalies et de paradoxes fait peur et fait réfléchir. Il est aussi une chance cachée.

La chance de retrouver le prix de certaines choses qu'on considérait comme banales, acquises, normales et dues,

celle de pouvoir aller et venir, de flâner parfois sans but,

celle de pouvoir s'embrasser et même s'enlacer,

celle de se promener au bord de la mer, dans un parc ou en forêt

celle de se retrouver pour un cinéma ou celle de rire à une terrasse de café,

celle de ne pas se méfier des autres et de les laisser s'approcher,

celle de retrouver la lenteur, le silence, le vide, et le prix du temps 

celle d'entrer dans une église et de prier avec d'autres, tout simplement,

celle de réapprendre à vivre ensemble, à refaire famille,

celle de pouvoir accompagner nos malades, nos aînés et nos défunts au plus près et jusqu'au bout

celle de redécouvrir la responsabilité partagée,

celle de sentir que l'on dépend les uns des autres,

celle de sentir qu'on a besoin des autres, de les voir, de les rencontrer, de leur parler… de savoir qu'il vont bien

celle de sentir qu'on est responsable des plus faibles, des isolés,

mais aussi

la chance de redécouvrir que personne n'est invulnérable,

celle de guérir d'un complexe de toute puissance,

celle de comprendre que toute vie et tout système aussi compétitif soit-il peuvent vite s'écrouler,

celle de s'apercevoir que l'on peut soudainement se retrouver réfugié, coincé à des frontières et isolé

et que Dieu seul est un Roc

(D'aprés Raffaele Morelli, psychiatre et psychothérapeute italien)

 


 

G de Grenouille

Il était une fois deux grenouilles tombées dans une grosse jatte de lait.

L’unGrenouille Grenouille  e d’elle se lamente et abandonne rapidement le combat. Désespérée d’une telle situation, elle n’y croasse (!) plus …

L’autre, malgré l’angoisse, agite et agite ses pattes, encore et encore.
Le lendemain matin, la première grenouille qui avait abandonné tout espoir git au fond de la jatte, noyée.

La seconde grenouille, qui avait agité les pattes toute la nuit, est assise dans la jatte au sommet d'une motte de beurre, apparue à force d’efforts.

Lord Baden Powell, fondateur des scouts, racontait cette histoire à des jeunes d’une banlieue difficile de Londres pour les inviter à garder confiance même dans leur situation difficile …

 


 

"P" de "prison"

Un pPrison Prison  risonnier condamné à une longue peine et s’étant converti en prison témoignait que, pour tenir le coup en milieu carcéral, il s’était fait un emploi du temps et même une sorte de règle de vie.

N’ayant plus vraiment d’obligation, il craignait que l’oisiveté (télévision, grignotages et longues siestes à tout ’heure) ne le rende amorphe et sans tonus ! Il s’est alors contraint à respecter des horaires et à se fixer des plages de travail intellectuel, de détente, de prière etc… . Il voulait vivre et non survivre malgré son confinement.

A méditer, même si nous ne sommes pas en prison !

 


 

"R" comme "Résilience" 

On s'acrésilience résilience  croche pour la définition du dico :

"Phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d'une façon socialement acceptable".

C'est vrai que ce que nous vivons est traumatisant ! Et nombreux sont ceux qui se laissent gagner par l'angoisse... peut-être même nous !

Notre Bible nous donne mille et un exemples de personnes résilientes ! Alors, pourquoi pas la relire en méditant sur leurs vies ?

Nous pouvons par exemple penser à Abraham sans descendance et à Agar rejetée (livre de la Genèse à partir du chapitre 12), à Moïse en Egypte (livre de l'Exode), à Job éprouvé, à Elie persécuté (1 Livre des Rois 19) à Paul emprisonné, à Elisabeth stérile (Luc 1, 25) ...

Le secret de leur résilience ? La certitude que Dieu ne nous oublie pas malgré nos épreuves et nos traumas. La force de "croire dans la nuit à ce qu'on a vu (de Dieu) dans la lumière" (Louis Evely).

 

"G" comme "Gratitude"

Supgratitude gratitude  erbe mot, hélas peu utilisé !

Le dictionnaire le définit ainsi : « Reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; sentiment affectueux envers un bienfaiteur »

Alors, oui ! Gratitude envers tous ceux qui soignent nos malades frappés du virus parfois au risque de leur propre santé.

Gratitude envers nos dirigeants qui s’efforcent de prendre les meilleures décisions malgré l’extrême complexité de la situation.

Gratitude envers ceux qui respectent ce qui est demandé pour éviter la propagation du virus.
Gratitude envers ceux qui contribuent à maintenir la sérénité et la confiance autour d’eux, dans leur propre famille…

Gratitude envers Dieu qui n’est pas l’auteur de cette épreuve mondiale (comme s’il envoyait des épreuves pour nous munir !) mais qui ne nous oublie pas.

Article publié par Marie Payen • Publié le Jeudi 19 mars 2020 • 719 visites