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Des nouvelles de Terre Sainte

Retrouvez ici les nouvelles du groupe parti en Terre Sainte avec Monseigneur Garnier et la pastorale des jeunes

 

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vendredi 14 juillet

Après le voyage, nous arrivons à Tel Aviv et partons directement pour le désert. Les paysages sont époustouflants !!! Mais onus prenons le temps de célébrer la messe, et de partager un très très bon repas sous les tentes bédouines. Le pèlerinage est commencé !!!

Céline, 18 ans, témoigne : " Avant de venir en Terre Sainte, j'avais à de nombreuses reprises eu l'occasion de l'imaginer, de m'y projeter.. et ça y est, nous y sommes. Directement immergés au moment où nous foulons le sol, nous nous mettons immédiatement en route pour le désert, où nous déposerons ce qui est lourd dans nos vies. Ce qui m'a marqué durant cette première journée c'est l'eucharistie, vécue en plein désert et durant laquelle le silence règne. Durant la prière du soir, nos voix résonnent dans le silence du désert alors que nous terminons la journée en chantant « Je vous salue Marie ».  

 

 

 

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samedi 15  juillet

Ce matin après une bonne nuit de sommeil nous partons pour Ein Avdat, où la source nous accueille... ainsi que les bouquetins ! Quelle belle marche dans cette gorge au milieu du désert... Nous en profitons pour redécouvrir les textes de l'Ancien Testament, aidés dans notre lecture par Mgr Garnier, le Père Emmanuel et Sr Marie Stella. Louis, 20 ans, est touché par la figure de Moïse :  Moïse à reçu de Dieu lui même la terre promise pour les Hébreux, peuple dont nous descendons tous (chrétiens, musulmans et juifs). Cette terre devrait être une terre de Paix, et c'est dans cet esprit que je viens ici."  Stéphane, 29 ans, de Waziers, raconte : « Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est le moment où nous avons emprunté en silence le chemin qui menait à elle. On a aussi eu l'opportunité de grimper en haut de la falaise. De là-haut on a pu observer la source sous un autre angle et se rendre compte de tout le chemin parcouru. »

 

Puis nous sommes allés dans le Maketsh Ramon, grand cratère complètement désertique. C'est dingue de se dire que le Peuple de Dieu a erré 40 ans dans ce désert, sans rien... Mais Dieu les aide à traverser le désert, ainsi que les Bédouins. Sans eux, le peuple n'aurait pu survivre aussi longtemps... Ils leurs ont probablement montré les sources, expliqué comment purifier l'eau...

 

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Nous avons ensuite visité la ville économique des Nabatéens, peuple du 1er siècle, qui ont su canaliser l'eau du désert... Une prouesse pour l'époque.


 

 

 

 

En reprenant la route, nous nous arrêtons dans le Maktesh Hagadol, aux sables colorés. Nolwenn, 22 ans, de Brest, raconte : Ce qui m'a le plus touchée aujourd'hui a été cette phrase de la première lecture de la messe : «Je vais t'entrainer jusqu'au désert, je te parlerais cœur à cœur ». Devant les sables colorés, j'ai pris conscience du don que Dieu nous faisait avec cette nature. Comment ne pas s'ouvrir à ce don, face à sa création ? La vision de l’Ostie consacrée devant le paysage de la mer morte était en résonance avec cette journée.

 

 

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Nous terminons la journée en célébrant l'eucharistie avec une vue splendide sur la mer morte et sur les montagnes Jordanienne.

 

 

 

 

 

 

Dimanche 16 juillet

Ce matin, avant de rejoindre notre première destination, nous avons profité de notre route en bus pour célébrer la messe en haut d'une montagne surplombant la mer morte que nous voyons pour la première fois du pèlerinage. A cette magnifique vue s'ajoute la symbiose des instruments de musique de la famille Soyez qui rend les messes à chaque fois plus belles les unes que les autres.

 

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Damien, Carhaix (Bretagne), 29 ans raconte «  Je dirais que le moment que j'ai le plus apprécié aujourd'hui était la messe du matin. En effet, on s'est retrouvés au milieu de nul part entre les montagnes mais pourtant on se sentait connectés au Seigneur. On a construit un lieu de prière à l'aide de « brics et de brocs », tout en simplicité. Cela nous a permis de vraiment nous recentrer sur Dieu, sur nous et de couper de la routine. C'est une messe que j'ai vécu et je trouve qu'elle clôturait parfaitement notre détour dans le désert. »

 

 

 

Puis nous avons gagné la forteresse de Massada où nous avons écouté Msgr Garnier nous conter la vie d'Hérode, ce mégalo du pouvoir.

 

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Calypso, 17 ans, de Fourmies, en parle : « Ce qui m'a touché aujourd'hui c'est la forteresse de Massada, d'abord pour la beauté du lieu et du paysage, et puis pour le respect que les Israéliens portent à leur Histoire, dans l'entretien et la restauration du site. J'ai aussi trouvé émouvant de voir la vie des occupants successifs du rocher. Enfin il y a eu un beau moment dans la chapelle quand nous avons chanté le je vous salut Marie dans la citerne, c'était fait dans un vrai esprit de communion, et c'était très beau. »

 

 

 

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Après le repas du midi, nous avons pu profiter d'une baignade dans la mer morte à Ein Gedi et des joies de la mer salée pour flotter à notre grand amusement. Très pratique pour bouquiner !

 

Puis la journée s'est poursuivie par la découverte du Waid David avant de rejoindre le campement dans un kibboutz. Nous y avons trouver plusieurs sources et de quoi pouvoir se rafraîchir (ou en tout cas de quoi pouvoir rafraîchir nos voisins sous la cascade). L'ambiance était à la fête.

 

 

 

Lundi 17 juillet

 

 

Journée très dense aujourd'hui, de par les rencontres que nous faisons. La rencontre tout d'abord d'un lieu très emblématique : celui du baptême de Jésus. L'occasion pour chacun de renouveler les promesses de son baptême, en étant appelé par son prénom, et en se baignant dans l'eau même où Jésus fut baptisé.

 

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Nous prenons ensuite la route de Bethléem où nous rencontrons Vera Baboun, l'ancienne maire de Betlhéhem. Une rencontre très forte où Vera Baboun nous livre son témoignage de mère, d'épouse, et de maire. Nous comprenons à quel point il est difficile d'être Palestinien aujourd'hui, et combien il est important qu'il y ait la justice pour que la paix puisse se construire.

 

 

 

 

 

Nous déjeunons ensuite dans un restaurant très typique Palestinien, à Beit Sahour. Un temps très convivial, une petite respiration sympathique dans la journée, qui se passe dans une véritable bonne humeur.

Puis nous allons à la crèche, au sens moderne du terme ! Là, sœur Lodi nous explique la difficulté pour les enfants orphelins, et tout le bien que leur communauté leur prodigue.

 

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Nous allons ensuite au monastère de l'Emmanuel, au pied du mur de séparation de la Palestine. Quel accueil !!!

Lucas, 20 ans, Cherbourg, raconte : « Ce qui m'a marqué aujourd'hui, c'est le lavement des pieds suivie de la messe de confirmation. En effet, c'est la première fois que j'ose faire le lavement des pieds, et j'ai beaucoup hésité, j'été très gêné, mais ça en valait la peine. Puis, j'ai été confirmé dans la chapelle du monastère de l'Emmanuel, ce qui a été une merveilleuse expérience, et j'été très intimidé par l'immense grâce qui m'a été faite. »

 

 

 

 

 

 

 

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Nathalie, 19 ans, de Cambrai, raconte également ce moment : "J'ai eu la chance de recevoir le sacrement de confirmation chez les Soeurs de l'Emmanuel à Bethléem. J'ai vécu une réelle rencontre avec le Seigneur en ressentant l'Esprit Saint s'animer dans mon cœur. J'ai eu le sentiment de faire un pas de plus dans ma foi. Cela a été aussi permis grâce au renouvellement des vœux de baptême dans le Jourdain, et aux rencontres très enrichissantes lors de la journée. «  Pour vivre, il faut naître, se nourrir et grandir », par le baptême, l'eucharistie et la confirmation. Je peux ainsi affirmer que je vis dorénavant en tant que chrétienne. »

 

 

 

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Nous terminons la journée par une conférence du Père Dominique-Marie, Dominicain de l'école biblique et archéologique de Jérusalem. Il nous évoque des situations de familles Palestiniennes, et cette journée sera vraiment celle où nous comprenons que la situation en Palestine est véritablement problématique... Comment continuer de trouver l'espoir pour eux ?

 

 

 

 

Mardi 18 juillet

 

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Ce matin,nous commençons la journée par dire une prière pour la Paix au pied du mur de séparation qui enferme les Palestiniens. C'est un moment très émouvant. Puis nous visitons la basilique de la Nativité. Quelle grâce de descendre à l'endroit même où Jésus s'est incarné, qu'il s'est réellement fait homme !

 

 

 

 

 

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Après un temps laissé libre à chacun, nous prenons un repas à Bethléem puis prenons la route pour Nazareth. Chez les soeurs de Nazareth, nous découvrons "la tombe du juste", probablement le tombeau de Saint Joseph, près de la maison de la Sainte Famille. c'est émouvant de se dire que c'est là que l'enfant Jésus a grandi, avec Marie et Joseph.

 

 

 

 

 

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Puis, le soir, Sylvie et Ludovic animent une veillée de témoignage sur la vie de couple et de famille. Quelle émotion de comprendre que la vie de famille n'est pas toujours évidente, mais qu'elle est remplie de grâce et que Dieu a toujours été là pour accompagner leur vie, et que l'amour de Dieu et l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre sont au coeur del eur engagement.

Lucas, 17 ans, de Naves, raconte : Ce qui m'a particulièrement marqué c'est certainement le témoignage de Ludovic et Sylvie sur leur famille. Moi-même issue d'une famille nombreuse je m'y suis particulièrement identifié, ils ont sut répondre à un certain nombre d'interrogations et me conforter dans l'idée qu'avoir une famille unié et pratiquante est une grande chance.

 

Mercredi 19 juillet

 

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Après la nuit chez les franciscains, nous nous sommes mis en marche pour découvrir Nazareth. Nous nous sommes d'abord assis dans la synagogue où Jesus, alors qu'il devait commenter la Torah comme chaque juif après sa barmitzva, a remis sur un pied d'égalité tous les êtres humains, païens, juifs, rappelant que ce n'est pas celui qui se dit le plus croyant qui a la plus grande foi. C'était le début des premières contestations, la première fois où Jésus secouait la vision de ses fidèles.
 

 

 

TS1907-1 TS1907-1  Puis nous sommes entrés dans la basilique de l'annonciation, basilique qui vient couronner l'authentique lieu de l'annonciation de l'ange Gabriel à Marie. Chacun a pu prendre une heure de réflexion pour écrire une lettre à Marie. Jean-Luc, 41 ans, Calais écrit ce qu'il a ressentit : «Dans l'église*, ça tapait fort. Quand l’évêque nous a demandé de penser à Marie, ça m'a touché. En fait ça m'a fait penser à ma tante qui est morte, et qui s'appelait Marie (en général j'aime bien les Marie). Elle était très gentille, et j'allais tous les ans chez elle en vacances. Elle s'occupait de moi, c'était une vraie Marie. Cette église, elle était belle parce que c'était vraiment Marie. »

 

 

 

TS1907-17 TS1907-17  Après un détour par Cana, nous avons rejoins le lac de Tibériade à Tabgah. Le paysage y était magnifique pour célébrer la messe. Joseph, 21 ans, de Valenciennes raconte ce qu'il a vécu : « Je suis arrivé de Chine en début d'année pour étudier en France. Je ne connaissais pas grand chose sur la vie de Jésus avant de partir en pèlerinage alors j'avais regardé à son sujet. Je trouve que ce que nous vivons et voyons ici s'en rapproche beaucoup. Aujourd'hui nous avons célébré la messe à Tabgha, près du lac de Tibériade... c'était un lieu propice à la prière puisque j'avais le sentiment d'être ailleurs. J'ai apprécié la lecture du passage de l'Evangile dans lequel Jésus demandait aux hommes qu'il avait choisi de le suivre. Jésus veut notre bonheur et a besoin de nous pour répandre la joie autour de nous, de ce fait il faut lui accorder notre confiance. Ce texte m'a aussi fait penser à mon pays. En Chine, on a un proverbe qui dit qu'au lieu de donner un poisson à quelqu'un, il vaut mieux lui apprendre à pêcher. Pour moi, c'est ce que Jésus nous apprend grâce à ses paroles. »

 

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Après cela, nous nous sommes installés sur notre lieu de bivouac au bord du lac où la baignade rafraichissante a été fort appréciée.

 

 

 

 

 

 

Jeudi 20 juillet

 

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Au pied levé, nous avons visité les ruines de la ville de Capharnaüm. Nous sommes entrés dans la synagogue juxtaposée à la cour de récréation où persistent encore sur le sol les jeux des enfants. Le site donnait sur le lac, la vue y était encore plus belle depuis la chapelle qui a été construite au dessus de la maison de Saint Pierre. Marcher dans la ville de Pierre était incroyable, nous touchions les murs de l'époque !

 

 

Après la visite de Capharnaüm, nous avons traversé le lac en bateau. Les pilotes se prenant au jeu nous ont passé l'hymne national français pendant laquelle chacun de nous a chanté la marseillaise. Il en allait de soi de mettre aussi la musique de l'hymne togolais et chinois pour nos deux amis Soeur Marie Stella et Joseph.

 

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Pauline, 20 ans, d'Avesnelles, écrit ce qui l'a plus touchée « Pendant notre traversée en bateau du Lac de Tibériade, nous avons eu un temps de réflexion, accompagné par le bruit des vagues reposantes sur la coque. On était amené à méditer sur 3 textes, l'un d'entre eux (Mat 14, 22-23) m'a le plus touchée. Après la lecture de ce passage et jusqu'à l'arrivée, j'ai ressenti comme une force qui voulait dire : N'ayez pas peur, il est bon de prendre le large, sauter le pas, monter dans une barque pour avancer vers l'autre rive. N'ayez pas peur de renvoyer toutes les foules : les tristesses, les peurs, les doutes de vos cœurs. Ayez confiance, priez ! et vous trouverez ainsi la paix du cœur. »

 

 

 

 

 

 

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Mais c'est aussi au Mont des Béatitudes que le Christ nous délivre l'un de ses messages les plus précieux.

 

C'est ce qu'Amélie, 20 ans, de Cambrai a voulu nous faire partager :  « Après une balade en bateau nous avons rejoint le Mont des Béatitudes. De là, on avait une vue imprenable sur le lac de Tibériade. On a eu la chance d'avoir un temps à nous, pour réfléchir sur des textes qu'Emmanuel nous avait proposé. Parmi eux il y avait un texte de Jean Paul II que j'apprécie tout particulièrement parce qu'il répond à beaucoup de problèmes que rencontre notre génération. Il nous demande de triompher du mal par le bien, en suivant le Christ, afin de nous libérer de l'esclavage de ceux qui mettent en avant « l'avoir » et non pas « l'être ». Tout comme Jésus, il nous envoie en faisant de nous des constructeurs, des transformateurs. Je crois que c'est grâce à des personnes comme lui que les jeunes (et les moins jeunes) peuvent remplir notre monde d'amour, de justice et de vérité, comme le Christ le souhaitait. »

 

 

 

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Pour finir cette belle journée avant de retourner se baigner au campement de la veille, nous avons célébrer la première communion de Théophile, 9 ans, à la primauté de Saint Pierre. A la fin de la célébration, nous avons pu vivre un temps de confession. La spiritualité du lieu inspirait confiance et repos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 21 juillet

 

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Nous quittons ce matin les environs de Tibériade pour enfin « monter » à Jérusalem, comme Jésus ! Comme lui, nous nous arrêtons à Taybeh, petit village près de Ramallah où nous sommes accueillis par une communauté fondée par le père Sevin, père du scoutisme en France, les sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem. Paul, 13 ans, d'Onnaing raconte : « En début de matinée nous avons pris le bus en direction de Taybeh où les sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem nous attendaient pour nous montrer leur communauté. Là-bas, une maison est exclusivement réservée aux paraboles, des paroles de Jésus qui ne sont pas forcément concrètes mais qui nous aident à réfléchir. Il y en a un certain nombre que je ne connaissais pas, et certaines que je n'avais pas compris comme il fallait.

A travers différents objets, on a aussi pu découvrir le mode de vie des Palestiniens. Ils ont une manière très particulière d'aménager l'espace pour notamment répondre aux contraintes climatiques. »

 

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Puis nous reprenons le bus pour aller directement au Mont des Oliviers, selon le chemin des Rameaux. Nous commençons par le Carmel du Pater, où il y a de grandes mosaïques du Notre Père dans toutes les langues.

 

 

 

 

 

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Nous descendons le mont des Oliviers, nous arrêtons à Gethsémani et entrons enfin dans la vieille ville de Jérusalem où nous rejoignons le frère David, franciscain qui nous donne une conférence d'introduction au Saint Sépulcre : Marie, 16 ans, de Flins-sur-Seine raconte : « J'ai été très impressionnée par la ville de Jérusalem, tout d'abord, l'entrée dans la ville m'a beaucoup touchée : lorsque nous sommes arrivés nous avons entonné « debout resplendit » ; cela m'a permit de me rendre compte de la réalité de ces paroles, encore aujourd'hui.

La vue de la ville depuis le Mont-des-Oliviers était impressionnante. Cette ville, ses coupoles, ses églises, ses petites rues, était étonnante et magnifique. Malgré le calme à notre arrivée, je n'ai pu m'empêcher de ressentir, dans la beauté de la ville, la passion du Christ. »

 

Nous rejoignons ensuite notre logement à St Pierre en Gallicante, et sommes heureux de dormir dans de vrais lits après deux nuits de campement autour du lac !

 

Samedi 22 juillet

 

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Après une nuit reposante à St Pierre en Gallicante, nous partons nous recueillir sur les lieux saints de Jérusalem. Nous commençons par visiter le Cénacle, et cette visite fait écho au lavement des pieds que nous avons vécu à Betlhehem. Puis nous avons visité l'église de la Dormition, où nous avons prié la Vierge Marie. Fabienne, 44 ans, de Cambrai raconte : « Nous sommes allés prier à la chapelle de la dormition, dans laquelle on peut se recueillir sur une statue de Marie endormie. Lorsque nous nous sommes mis à chanter pour elle, j'ai ressenti d'autant plus d'émotions. Marie a un rôle particulier dans ma vie, je pense souvent à elle lorsque je prie. C'est une intermédiaire, une mère à qui l'on peut se confier. Pour ces raisons je me rends souvent à Lourdes. Pour être honnête, je crois bien que j'y vais depuis …. 27 ans !!! »

 

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Nous déjeunons le midi à l'Ecce Homo, et des terrasses de ce lieu, nous avons une vue sublime sur les toits de Jérusalem, quelle splendeur !

 

Nous continuons ensuite... en rentrant en France !!! Car nous visitons Ste Anne, qui a été offert aux Français par les Ottomans. Le lieu est tenu par les pères blancs, et un frère irlandais nous explique l'origine du lieu, ainsi que les piscines de Bethesda qui sont juste à côté.

 

 

 

Pour poursuivre, nous entrons dans la Passion de Jésus en faisant le chemin de Croix traditionnel. C'est très émouvant de suivre le chemin de Jésus, jusqu'au St Sépulcre. Céline, 18 ans, de Landas raconte : « Aujourd’hui, j'ai été marquée par le chemin de Croix. Nous avons marché avec les chants et les textes des étapes, et je me suis retrouvée plongée dans l'histoire du Christ. En me retrouvant confrontée à la chaleur, et à la fatigue physique j'ai pu réaliser Son sacrifice et comprendre Sa souffrance de manière plus intérieure, c'était plus ressenti. »

 

 

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L'entrée au St Sépulcre nous permet de nous recueillir sur le lieu de la crucifixion et de la résurrection (surtout!!) du Christ.

Cela est tellement fort que certains, en sortant, se laissent complètement berné par un petit restaurateur qui arrive à leur vendre 450 shekels une assiette de frites !!!!

 

Nous finissons la journée par une veillée de prière à St Pierre en Gallicante.

 

 

 

Dimanche 23 juillet

 

TS2307-7 TS2307-7  La journée a commencé par la découverte de l'esplanade des mosquées, troisième lieu saint après la Mecque et Médine. Nous avons pu approcher de très prés le dôme du rocher et la mosquée Al-Aqsa au centre. Nous y avons découvert les détails d'une architecture minutieusement pensée. Ce lieu est chargé d'histoire du fait qu'il accueillait avant le temple de Jérusalem, lieu très saint judaïsme. Nous poursuivons ensuite par le mur des lamentations. Nous imaginons les anciennes maisons où vivaient les habitants qui ont du partir de chez eux pour agrandir la place devant ce mur. Chacun a pu écrire une prière sur un papier déposé au creux des pierres.

 

Marie-Clélie, 24 ans, raconte « J'étais très heureuse de pouvoir me rendre sur l'esplanade des mosquées qui surplombait le mur des lamentations. Au fur et à mesure que nous empruntions la rampe pour arriver sur l'esplanade, nous prenions de la hauteur sur le mur des lamentations et découvrions un grand nombre de croyants juifs se recueillant sur l'un des lieux les plus saints pour eux. Alors que les femmes prient d'un côté et les hommes de l'autre, nous découvrions les deux à la fois. Nous nous retrouvions au cœur de deux religions dont émergent tant de différences que sont l'islam et le judaïsme alors que deux pas séparent l'esplanade et le mur. Se rendre sur ces lieux nous a permis de retracer les événements qui s'y sont dérouler et de comprendre davantage la complexité des échanges entre ces deux religions. Nous pouvions imaginer des milliers de musulmans venir prier là où se tenait avant le temple de Jérusalem ! Je n'imaginais pas découvrir Jérusalem sans ces deux lieux emblématiques. »

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Ensuite, nous avons remonté à pied le canal d’Ézéchias. Nous comprenons alors comment le problème de l’acheminement de l'eau entre les citadins à l'intérieur de la ville et les bédouins à l'extérieur de la ville a été solutionné déjà 700 ans avant JC ! L'eau étant le problème majeur du pays. Nous avons marché 500 mètres dans le tunnel avec l'eau arrivant à mi-mollet, nos lampes frontales comme seul éclairage et les parois parfois étroites ou basses de plafond pour comprendre comment le tunnel a été creusé sur la source de Gihon. Dans le tunnel, nous chantions pour distraire les plus claustrophobes d'entre nous. Nos voix résonnaient et l'arrivée était joyeuse.

 

Puis nous avons fait une très belle rencontre. C'est ce qui a beaucoup touché Paul, 26 ans : « Aujourd'hui, nous avons vécu une rencontre particulièrement touchante, celle du Père David Neuhaus, originaire d'Afrique du Sud. Il se définit lui même comme juif israélien converti au catholicisme et jésuite hébraophone. Au cœur de Jérusalem, ville de la paix meurtrie, il porte un regard doux sur le conflit israëlo-palestinien. Le père David se joue des frontières et nous pousse à faire tomber les murs, qu'importe que la solution soit à un ou deux états, tant qu'une vraie paix est mise en place, juste, basée sur le dialogue et le respect. »

 

 

Nous avons ensuite confié tout cela au St Sépulcre où nous avons eu la grande chance de célébrer la messe dans une chapelle franciscaine. De retour à St Pierre en Gallicante, chaque jeune a relu ou cité une phrase d'un évangile, d'un texte ou une prière qui l'avait marqué ou touché personnellement.

 

 

Lundi 24 juillet

 

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Ce matin, la plus grande partie du groupe repart en France. Ce sont les adieux déchirants !!! Nous sommes heureux de rester sur cette terre sainte, mais aussi un peu triste de quitter nos amis !

Huit d'entre nous restent en effet un peu plus longtemps pour animer un camps de Français avec les plus jeunes enfants de Taybeh. Avant de prendre la route, nous profitons d'une demi-journée supplémentaire à Jérusalem pour aller visiter l'église St Etienne, lieu du premier martyre de l'Eglise. Stéphane, 31 ans, de Douai, raconte : «  Ce que j'ai particulièrement apprécié de cette dernière matinée à Jérusalem c'est le moment où nous avons visité l'église Saint Étienne où j'ai put prier pour mon Saint patron. Dans le texte des actes des apôtres nous le présentons :"Puis se mettant à genoux il s'écria d'une voix forte: "Seigneur, ne leur compte pas ce péché" . » En voyant cette statue de Saint Étienne à l'entrée j'ai pu comprendre cette signification du pardon. »

 

Après un bon falafel dans la vieille ville, nous prenons enfin la route pour taybeh où nous sommes accueillis par les Soeurs de la Sainte Croix avec une limonade bien fraîche !

TS 24 07 -14 TS 24 07 -14  Le père Théophane raconte la première soirée avec les enfants : « À 18h nous avons prévu une veillée pour les enfants, pour faire connaissance, pour briser la glace comme on dit en français même si l'idée de briser la glace doit être totalement inconnue aux petits gamins qui arrivent petit à petit. Très vite, il apparaît que la glace n'existait de toute façon que dans notre esprit. Tout est très spontané. Un peu trop même ! On s'y perd. On ne comprend pas leur langue et eux ne comprennent que quelques mots de la nôtre. Nos jeux élaborés s'effondrent avant même d'avoir commencé. Et nous en revenons aux fondamentaux : la balle et le chat et la souris... Les chats sont trop gras et les souris bien agiles mais on a fini par trouver un langage commun, celui du jeu. Et surtout celui des sourires, des rires et de la joie ! »

 

Mardi 25 juillet

 

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Ce deuxième jour nous permet de mieux comprendre ce que nous pouvons faire et ne pouvons pas avec les enfants. La barrière de la langue n'est pas toujours facile pour expliquer les règles et se faire comprendre ! Mais nous nous adaptons !

Le mage Etoumbé nous dit qu'il a rencontré plein de personnages dans ses voyages... Aujourd'hui, nous avons passé la journée autour du conte du Petit Chaperon Rouge. Nous découvrons que le père Théophane fait un très bon loup !

Comptines, apprentissage du français, petits jeux, activités manuelles rythment notre quotidien. E soir, certains d'entre nous sont logés dans des familles. Amélie, 20 ans, raconte :

« Je ne m'attendais pas à ceux que les palestiniens soient aussi accueillants et souhaitent nous faire découvrir les habitudes qui rythment leur quotidien. »TS2507-5 TS2507-5  

 

Pour Pauline, 20 ans, c'est la découverte d'une autre culture : « J'ai la chance d'être dans une famille qui aiment partager. Nous communiquons beaucoup malgré la barrière de la langue. Nous naviguons entre l'anglais, le français, quelques mots d'arabe et la langue des signes. Hier soir, j'ai assisté à une fête d'avant-mariage. Toute la famille de ma famille d'accueil était réunie, ils chantaient et dansaient très joyeusement des chants et des danses traditionnelles. »

 

Mercredi 26 juillet

 

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Ce matin, nous introduisons la journée par une comptine. Alors qu'Etoumbé raconte aux enfants avoir croisé le loup ce matin en venant à leur rencontre, nous chantons tous ensemble « promenons-nous dans les bois». Marie, de Valenciennes, raconte : « Aujourd'hui le loup à fait fureur parmi les enfants : avec La comptine "Promenons-nous dans les bois", les petits étaient captivés et impatients de voir sortir le loup de la forêt ! L'occasion pour chacun de faire plus ample connaissance avec les enfants, de nouer des liens plus personnels, et de découvrir le caractère de chacun. »

 

 

 

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Etoumbé poursuit sur l'histoire de boucle d'or. Nous nous transformons alors le temps du conte en ours et continuons par le soutien scolaire en petit groupe. L'heure passe vite. Après la pause, nous continuons par des petits jeux et répétons la comptine du petit chaperon rouge ensemble pour que les enfants puissent l'apprendre.

 

 

 

 

TS2607-20 TS2607-20  L'après midi, nous nous mettons au travail pour préparer les activités des jours suivants et retrouvons les enfants pour la veillée en fin d'après-midi. Nous la débutons par la course des ours, une sorte de chant mimé pendant lequel les enfants reproduisent de plus en plus vite les mêmes gestes. Puis s'enchainent différents jeux jusqu'au repas, notamment une chaise musicale avec les chaises de maman ours, papa ours et petit ours, des jeux d'attrape pour retrouver Boucle d'Or qui a bu la soupe de petit ours et bien d'autres encore.

 

La journée se finit pour les uns dans leurs familles d'accueil respectives et pour les autres avec les sœurs de la communauté au centre d'animation.

 

 

Jeudi 27 juillet

 

 

TS2707-1 TS2707-1  Nous commençons la journée par un petit déjeuner palestinien : fromage blanc, olives et zaatar (mélange d'herbes, délicieux!). Puis nous rejoignons les sœurs dans la chapelle pour prier les laudes. Après avoir fait le plein d’énergie, nous sommes prêts pour cette nouvelle journée avec les enfants. Aujourd'hui, Etoumbé nous conte l'histoire du petit Poucet et de ses sept frères qui échappent de peu à la faim de l'ogre. Nous chantons avec eux  « Monsieur l'ogre, réveille toi, tu as bien trop dormi comme ça. Au bout de trois, réveille toi. » Malgré nos efforts pour faire un ogre qui mange les enfants, celui-ci est plutôt apprécié des enfants qui aiment beaucoup quand l'ogre fait semblant de les dévorer.

 

TS2707-15 TS2707-15  Après les activités de français, Etoumbé est de retour pour lancer le jeu de piste que nous avons préparé dans Taybeh. Quatre équipe s'élancent dans la ville pour retrouver huit indices chacune qu'elles devront mettre en commun pour retrouver la botte de sept lieu dans laquelle est caché le trésor. Stéphane, Waziers, raconte : « Ce que j'ai particulièrement apprécié c'était le jeu de piste dans la ville de Taybeh avec les enfants en allant chercher des indices dans la ville pour reconstituer une phrase et trouver le lieu du trésor. Ces moments ont été magique par l'enthousiasme, la motivation et les jolis sourires des enfants pour trouver les indices. »

 

visite muse#e Ramallah visite muse#e Ramallah  Un mariage ayant lieu à Taybeh, il n'y a pas de veillée ce soir. Nous partons alors découvrir la ville de Ramallah, le fief de Yasser Arafat. Marie-Clélie, 24 ans a beaucoup aimé : « Cette après-midi, Fouad, ancien étudiant originaire de Taybeh qui a fait son master en France, nous a donné rendez-vous à Ramallah pour nous faire découvrir sa ville. Passionné d'histoire, il nous fait déambuler dans la ville jusqu'au mausolée de Yasser Arafat et un musée sur l'histoire de la Palestine, notamment depuis la « Nakbah » de 1948. Le mausolée est plein de symboliques, nous pouvons compter par exemple 75 pas depuis l'entrée, l'âge qu'il avait à sa mort. Nous retrouvons 418 plots de ciments représentant les 418 villages détruits par Israel en 1948 et aussi trois drapeaux pour ses trois enterrements. Cette visite nous a permis de mieux connaître l'ancien président de Palestine qui a beaucoup fait pour son peuple. Beaucoup d’éléments se recoupent avec d'autres que nous avons déjà pu entendre lors de précédents témoignages, nous permettant d'assembler les briques les unes avec les autres et d'avoir une vue de plus en plus élargie de la situation et du déroulé des évènements. »

 

Fouad nous emmène ensuite manger une glace et nous rejoignons Taybeh ou nous attendons les futurs mariés. Nous accueillons également les nouveaux arrivants à la communauté avec qui nous partagerons quelques journées, six scouts de France, trois filles de Paris et deux instituteurs de Saint Etienne. Tous participent à la session français pour les grands qui commencera lundi, à la suite de notre session avec les plus petits.

 

Vendredi 28 juillet

 

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Aujourd'hui, le loup a laissé sa place à l'ogre de Jack et le haricot magique. Paul, 26 ans, nous raconte que « les enfants sont de plus en plus chaleureux et motivés pour les jeux. Pour certains jeux, il suffit de dire « shouffou » (regarder en arabe) et faire une démonstration pour qu'ils comprennent. La barrière de la langue n'est plus une barrière. »

Les enfants ont commencé à construire un château, celui-là même où Jack a récupéré la poule aux œufs d'or !

 

 

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L'après-midi, nous allons visiter la fabrique de lampes pour la paix. L'idée est que dans chaque église du monde, il y ait une lampe de Taybeh pour que les communautés prient pour la paix. Chaque lampe vendue aide à faire vivre 14 familles !

 

 

 

 

 

Puis nous allons rencontrer le curé melkite, Abuna Jacques. Pauline, 20 ans, Avesnelles, raconte : « Cet après-midi nous avons eu l'occasion de rencontrer Abouna Jacques, un prête melkite, de l'église grecque catholique. Il nous a expliqué que Taybeh est le seul village entièrement Chrétien de la Cisjordanie. En effet, Taybeh est entouré de villages musulmans. Pour maintenir une certaine tradition chrétienne, il nous explique, qu'il a fallu unir les 3 grandes églises du village (église latine, melkite et grecques orthodoxe), et ainsi faire de l'œcuménisme une vraie fierté et une vraie force. Par exemple, ils célèbrent Pâques et Noël en même temps, tous ensemble.
Son témoignage m'a touchée particulièrement car cela fait écho avec ce que l'on peut vivre avec les enfants et les familles d'accueil, il y a toujours la notion de partager tous ensemble,
et aussi la volonté de bien-faire. 
»

 

Paul ajoute que « le soir, nous avons tous été invités à manger dans des familles du village. Ca a été un vrai moment de rencontre et un temps précieux. On a partagé sur leur vie quotidienne et sur les moments un peu plus durs de leur vie en Palestine. »

 

 

 

 

 

 

Article publié par Marie Payen • Publié Jeudi 13 juillet 2017 • 5225 visites

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