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Héloïse

En Juillet 2014, un pèlerinage national emmènera près de 50 jeunes du diocèse en Terre Sainte... Du moins l’espère-t-on car c’est une formidable expérience. Héloïse, 23 ans, y a participé en 2009 et compte bien y retourner en 2014 !

Héloïse, tu es partie en Terre Sainte en 2009. Comment avais tu entendu parler du pélé et pourquoi avais-tu décidé d’y participer ?

 

C’est par le diocèse que j’avais entendu parler de ce pèlerinage. Il s’agissait pour les évêques de France d’emmener des jeunes en pèlerinage en Terre Sainte pendant 10 jours pour revenir « aux sources », le thème du pèlerinage.
En 2009, j’avais 18 ans et je commençais mes études à Lille. Le projet se préparant un an à l’avance, je me suis lancée avec le diocèse dont j’étais issue. Pour moi, cette proposition me permettait de vivre un pèlerinage en diocèse, et d’aller pour la première fois en Terre Sainte. Je ressentais vraiment cet appel de revenir « aux sources », là où a vécu le Christ, et où s’est forgé le Chrétienté. Je n’ai pas été déçue !

 

Dans quel état d’esprit partais-tu ?


Lors des réunions de préparation à la participation au pèlerinage, l’évêque a bien insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un pèlerinage avant tout. Si la Terre Sainte ne peut pas être dissociée de l’actualité géopolitique du pays et de la région, elle est aussi la terre où se trouvent nos racines chrétiennes, et un lieu de rencontre des différentes religions monothéistes. Ce temps de préparation nous a permis de nous « mettre à jour » sur le contexte géopolitique, l’histoire, mais aussi nous préparer spirituellement à ce pèlerinage, de découvrir les trois religions juive, musulmane et chrétienne présentes en Terre Sainte. Ces journées de préparation nous ont aussi permis de nous rencontrer entre futurs pèlerins, de poser nos différentes questions.


Quels ont été les moments forts de ce pèlerinage ?


Si nous partions en diocèse, nous faisions également partis d’un groupe de 2000 pèlerins : jeunes, séminaristes, prêtres et évêques ! Nous ne faisions pas toujours les mêmes trajets, ni les mêmes visites que les autres diocèses, mais nous avons quand même eu plusieurs temps de rassemblement, tous diocèses confondus. C’était assez incroyable de partager ces moments entre jeunes chrétiens, sur les lieux mêmes où le Christ les avait vécus. Je me souviens particulièrement de la messe célébrée sur la plage du lac de Tibériade, présidée par Mgr Barbarin.

 

D’autres moments forts me viennent en tête comme la messe de Noël célébrée en plein mois de juillet à Bethléem, la Passion au bas du mont des Oliviers, en face des remparts de Jérusalem, la visite de Nazareth… Nous avons également vécu un très beau moment dans des familles chrétiennes palestiniennes où nous avons tous été hyper bien accueillis, où nous avons pu échanger et vivre une messe ensemble, chantée. C’était important je crois, pour eux comme pour nous, de partager un bout de notre pèlerinage ensemble, là où nos frères chrétiens sont en minorités.

 

Que retiens-tu de ce pèlerinage ?


L’un de mes souvenirs les plus forts du pèlerinage, c’est le désert. Nous étions arrivés de nuit à Tel Aviv et nous devions rejoindre les autres pèlerins du diocèse qui avaient déjà vécus une semaine de pèlerinage en Egypte. On s’est installés en pleine nuit, sans voir grand-chose, sous des sortes de paillote où il y avait des matelas pour dormir. Le lendemain matin, quand nous nous sommes réveillés, nous nous sommes rendus compte que nous étions en plein désert, avec cette terre rocailleuse, ocre, sous la lumière du jour qui venait de se lever.
C’était grandiose…

 

Y a-t-il une rencontre qui t’a profondément marquée ?


Celui de soeur Marie-Joséphine, une soeur de 90 ans que nous avons rencontré à Nazareth. Elle était toute frêle, toute menue, mais dégageait une telle énergie, une telle jeunesse d’esprit et une telle joie de vivre. Elle nous regardait avec des yeux qui pétillaient, souriait et voyait en nous, tout ce que nous pouvions accomplir du fait de notre jeunesse.
Ce regard est très inspirant et responsabilisant quand il s’agit de figurer ce que nous allons faire de notre vie. Avec l’aide de Dieu, tout est possible.


Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à des jeunes qui voudraient partir en juillet 2014 avec le diocèse en Terre Sainte ?


D’oser ! De prendre le large…Le prix ne doit pas être une barrière, le diocèse met en place différents moyens efficaces pour permettre à tous de venir. Le temps ne doit pas être une barrière non plus. Nous avons eu quelques temps de préparation qui permettent surtout de préparer notre coeur à partir, et de se mettre en « état d’esprit » de pèlerinage. Concrètement, cela n’a pas impliqué tant de temps que cela. L’aspect fraternel est aussi à prendre en compte. Si le pèlerinage est une pause spirituelle dans notre année et nos étés, il m’a également permis de rencontrer d’autres jeunes extraordinaires, de partager sur nos existences, notre foi, de rire, de vivre des veillées animées, de faire des souks ensemble... le tout dans une ambiance fraternelle et solidaire, malgré la chaleur, où les difficultés personnelles que chacun pouvait être amené à vivre. Deo gratias !

Article publié par Marie Payen • Publié Lundi 21 octobre 2013 • 721 visites

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