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Dominique Morin à Cambrai

 

 

d d  « Ne brûlez pas les étapes au risque de brûler votre vie »

 

 

 

 

Le 5 décembre, Dominique Morin est venu livrer son témoignage aux pensionnaires et classe de terminale BEP de La Sagesse et aux volontaires et classes de seconde de Notre Dame Cambrai. Son histoire exceptionnelle a touché de nombreux élèves.

 

« L’histoire de mon adolescence pourrait se résumer à la drogue, la délinquance, le sexe, la violence. Je vivais dans une cité parisienne. L’image que l’on me renvoyait était celle de l’échec, la médiocrité... J’ai quitté l’école à 16 ans. A l’adolescence il faut avoir beaucoup de personnalité pour résister à la pression des copains, de la société. Je ne l’avais pas. » Sa mère l’oblige à trouver du travail et à 17 ans, Dominique Morin commence à gagner sa vieA 19 ans, Dominique Morin est au bord du gouffre: « un soir, j’étais sur les nerfs. Un type voulait entrer dans mon squatte. Je voulais l’en empêcher. J’étais derrière la porte avec une arme, prêt à tirer ». Cet épisode le fait réagir : « Je me suis effondré, j’ai pleuré, j’ai crié à l’aide ».

Il rompt avec le milieu de la drogue et se reconstruit petit à petit en retournant vivre chez sa mère. « A 24 ans, je pars faire mon service militaire. Le soir de Noël, je suis mes collègues à la messe de minuit. Première révélation : la porte de l’église est ouverte et, même avec mon passé, on m’accepte. Mon regard sur les catholiques change.» Ce premier pas le fait réfléchir : «J’observais les catholiques et je voyais qu’ils possédaient une grande force qui leur permettait de faire face aux difficultés car ils étaient confrontés au même problème que moi. Un chrétien, c’est quelqu’un qui a les pieds sur terre et la tête dans le ciel. »

Dominique Morin veut alors aller plus loin : «Un jour, je suis allé me confesser. J’ai tout déballé au prêtre. Je voulais savoir si Dieu pouvait me pardonner. Une fois de plus, j’ai vu que malgré mes fautes presque inavouables, l’Eglise ne me rejetait pas, m’acceptait avec mon passé. Dieu m’aimait tel que j’étais. J’ai fréquenté des filles qui m’ont appris le respect. C’était bien différent de ma vision de l’amour qui se réduisait jusque là à des films pornographiques. »

Dominique Morin retrouve une paix intérieure « J’allais demander une fille en mariage lorsque je suis tombé malade. Une tuberculose dont je n’arrivais pas à me guérir. Au bout de 6 mois, le médecin m’a envoyé faire un test de dépistage du Sida ». Le verdict tombe et Dominique apprend qu’il a le sida et que le virus était présent depuis plus de 10 ans dans son corps. « Heureusement je n’ai pas eu de relation sexuelle et donc je n’ai pas transmis le virus. A l’époque, les médecins me donnaient trois mois de vie. Je prenais près de 40 médicaments par jour. Je me préparais à la mort. » Pourtant, Dieu semble en avoir décidé autrement. Dominique Morin a bénéficié de la trithérapie. Depuis lors, il témoigne auprès des jeunes : «J’aimerai que vous compreniez que l’amour n’est pas un jeu. Avant de coucher avec quelqu’un, il faut le connaître, établir une relation de confiance, basée sur la vérité. Ne brûlez pas les étapes au risque de brûler votre vie. »

Et, quand les élèves lui demandent ce qu’il regrette le plus dans sa vie, il répond : « La drogue car elle m’a volé mes plus belles années. Ensuite, ma virginité. » Pour ne pas faire prendre de risque à celle qu’il aime, il a renoncé au mariage et à la vie à deux : « Je prends mes responsabilités et j’assume mon passé. Je n’avais pas le droit d’imposer ma maladie, les risques… à une autre personne. »

 

Quelques élèves de seconde du lycée Notre Dame livrent leurs réactions sur le témoignage de Dominique Morin

 

« Je le trouve très courageux d’avoir osé se confier à un si large public. C’est un beau témoignage de foi chrétienne »

 

« C’était touchant. Cela fait réfléchir sur ce qu’on doit faire et ce qu’on ne doit pas faire. La foi l’a beaucoup aidé »

 

« Je veux lui dire bravo car il faut du courage pour surmonter ce qu’il a vécu. Je n’arrive pas à imaginer comment on peut accéder à la drogue si facilement ».

 

« Dominique Morin m’a beaucoup ému… Il ne faut pas jouer à l’adulte lorsque l’on a un cœur d’enfant. Merci… Un grand moment »

 

 

« Je suis étonnée qu’il soit si persévérant dans la vie malgré toutes les tempêtes qu’il a traversées. Ce témoignage fut bouleversant. »

 

« J’ai été surprise car Dominique Morin a beaucoup parlé de religion. Ces deux heures m’ont beaucoup fait réfléchir sur divers sujets »

 

« Beau témoignage de foi. Cet homme a beaucoup de courage ! »

 

« J’admire cet homme qui avait mal tourné lorsqu’il était jeune puis a retrouvé le bon chemin. J’admire aussi son courage à lutter et à témoigner »

 

« C’était un très bon témoignage. Parfois il a voulu nous choquer pour nous faire réagir et je trouve cela inutile »

 

« J’ai trouvé cela intéressant. On en prend « de la graine » pour ne pas faire les mêmes erreurs. J’ai beaucoup aimé même si cela était un peu long »

 

« Il a beaucoup parlé de la drogue, de la foi… C’était un peu long et en plus la foi est un sujet qui m’agace »

 

Article publié par emmanuel canart • Publié Lundi 11 décembre 2006 • 4910 visites

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