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Dominique Morin à Fourmies

Le lycée Saint Pierre de Fourmies a accueilli un témoin qui a marqué les esprits ..; et les coeurs !

 

saint pierre fourmies saint pierre fourmies  UNE CONFERENCE DECAPANTE A L’INSTITUTION SAINT PIERRE

 

Dans le cadre du cycle de conférences destinées aux élèves du lycée, l’équipe de pastorale de l’établissement avait invité un témoin moderne : Dominique MORIN.

 

120 jeunes de BTS et de Baccalauréat ont été captivés par son témoignage de vie : deux heures passionnantes de conférence – débat.

 

Dominique MORIN a connu une jeunesse très difficile à la limite de la grave délinquance : drogue, sexe, violence. Il dit lui-même : « j’ai violé dans l’ordre et le désordre les dix commandements ».

 

Dès l’âge de 12 ans, la dérive commence : films pornos, débauche sexuelle, cannabis puis autres drogues. Il a même des mots très crus pour dénoncer son état à l’époque : « j’étais un zizi sur pattes qui pense uniquement avec son sexe » dit-il.

 

A 16 ans, il tombe dans l’enfer de la drogue : « Fumes et sois cool » : j’allais à AMSTERDAM comme l’autre allait à LOURDES. Quand je fumais le cannabis, je me prenais pour quelqu’un de bien.

 

Cet homme de 47 ans, marqué par la séparation de ses parents, son père violent quitte le domicile familial alors qu’il a 4 ans, ne manque pas de mots pour stigmatiser la génération 68 baba cool et il est interdit d’interdire, qui selon lui a miné toute une génération, ni les hommes politiques qui veulent dédramatiser et libéraliser les drogues « douces » comme le cannabis.

 

Car pour lui, il n’y a plus de différence de nature entre drogues dures et drogues douces. Le cannabis lui-même est un produit hallucinogène, dangereux pour l’homme.

 

Il déclare avoir entraîné son frère dans cet enfer, un copain s’est pendu…

 

Il abandonne ensuite l’école, ce qui finit de le désocialiser.

 

Vers l’âge de 25 ans, alors qu’il vit dans les squats et acquiert explosifs et arme automatique, il prend conscience de cette dérive et tente d’en sortir.

 

Retour chez sa mère qui l’accueille. Il tente alors de diminuer consommation de drogue, d’alcool

 

C’est la rencontre d’un prêtre, le désir de confession et le pardon qui créent le déclic.

 

Il découvre un Dieu d’amour et décide de changer de vie. C’est alors qu’il constate qu’il est atteint du sida et qu’il va lui falloir toute sa vie lutter contre ce fléau.

 

C’est un homme au visage décharné, ravagé par la maladie, qui s’adresse aux jeunes et vu le grand nombre de questions posées et l’attention de l’auditoire, le message passe.

 

En invalidité, Dominique MORIN a pour le moment une vocation de témoin et il passe d’école en école pour raconter sa vie et surtout offrir un message d’espoir aux jeunes. 

 

Article publié par emmanuel canart • Publié Mardi 09 janvier 2007 - 17h59 • 2255 visites

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