Cet article est mis à jour au fil de la mission ! Les dernières nouvelles sont ajoutées tout en bas. Fais défiler jusqu'à la fin pour suivre l'aventure au plus près.
Mardi 14 juillet
Mardi 14 juillet 2026, dès le matin, l’effervescence était palpable à la Maison du diocèse de Raismes. Après plusieurs mois de préparation, 20 jeunes du diocèse de Cambrai et leurs deux accompagnateurs, Marie Payen et le père Emmanuel Canart, prennent le départ pour l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle pour rejoindre le Togo.
Motivés et impatients de découvrir cette nouvelle culture, ils partent pour 3 semaines à la rencontre des enfants de l’association Vivre dans l’Espérance, fondée par Sœur Marie Stella.
Après plus de 6 heures de vol, leur avion atterit à Lomé.
Un petit détail à connaître pour suivre leur aventure : en été, il y a deux heures de décalage horaire entre la France et le Togo. Quand il est 16 h à Paris, il est seulement 14 h à Lomé !
Ce départ est l’aboutissement d’un long chemin commencé plusieurs mois auparavant. Les jeunes ont appris à se connaître, à préparer leur mission et à réfléchir à la manière dont chacun pouvait mettre ses talents au service des autres. Ils se sont répartis en plusieurs équipes : soutien scolaire, animations sportives, activités artistiques… Chacun apporte ce qu’il sait faire et ce qu’il aime transmettre. Certains ont même préparé des devoirs de vacances pour accompagner les jeunes écoliers dans leurs apprentissages.
Pendant leur séjour, ils vont découvrir le quotidien de l’association Vivre dans l’Espérance, participer à ses activités et surtout vivre une rencontre avec de jeunes enfants qui ont beaucoup à partager.
Après leur arrivée à Lomé, le voyage est loin d'être terminé. Il reste encore environ 300 kilomètres, soit cinq à six heures de route, pour rejoindre Sokodé, où se déroule leur mission auprès de l'association Vivre dans l'Espérance.
Mercredi 15 juillet
J'ai été durant tout le trajet de Lomé à Sokodé frappé par la quantité de petits commerces le long de la route. J'ai été étonné par la volonté de travailler des Togolais et leur persévérance. Que ce soit lors de notre arrivée (vers 22h) ou tôt, dès le matin (vers 8h), il y a toujours des commerces ouverts. (Raphaël, 20 ans, étudiant à Valenciennes)
Impressions de Noémie, Marie et Sarah
Impressions de Clément
Accueil des Jeunes Cathocambrai à Sokodé
Il y a des accueils qui marquent dès les premières minutes. À leur arrivée à Sokodé, les jeunes du diocèse de Cambrai ont été accueillis en chanson par les enfants de l'association Vivre dans l'Espérance. Un chant entraînant, des sourires, des applaudissements… et déjà beaucoup d'émotion.
Pour répondre à cet accueil, les jeunes Cathocambrai avaient préparé une surprise : un Gloria appris en moba, la langue parlée au nord du Togo. Une manière simple de dire : nous sommes heureux d'être ici, avec vous.
Quelques mots de remerciement ont ensuite été échangés, avant que la mission ne commence.
Lors de notre arrivée à Sokodé, nous avons aperçu tous les enfants qui nous attendaient. En quelques secondes, ils se sont mis à venir vers nous, à chanter, à danser et à nous entourer avec une joie
indescriptible. Leur accueil était si chaleureux que je n’ai pas pu retenir mes larmes.
Ce qui m’a le plus touché, c’est leur façon de venir naturellement vers nous, de nous prendre la main, de nous regarder avec leurs grands sourires et leurs yeux remplis de lumière. (Laurine, 23 ans, de l'Avesnois)
A l'arrivée à la maison des enfants, j'étais submergée d'émotions.
J'avais à la fois un peu d'appréhension (car je n'ai pas l'habitude avec les enfants) et de l'émerveillement devant leur joie et leur simplicité. Ils dansent et chantent magnifiquement bien. Ils ont des super-pouvoirs : ils nous font sourire en un seul regard ! (Clémence, 21 ans de Cambrai)
Jeudi 16 juillet
Hier soir, nous avons eu l’occasion d’entendre un magnifique témoignage de sœur Marie Stella. Cette sœur a créé un orphelinat pour
recueillir les enfants dont les parents sont morts ou qui sont malades du SIDA. Elle nous a ainsi expliqué comment ce magnifique projet a pris forme. La phrase que j’ai retenue de ce témoignage et qui m’a énormément touchée est «Aime et dis-le par ta vie ». Chaque jour, la sœur aime tous ceux qui passent dans sa vie et aide tous ceux qui en ont besoin. Je pense avoir trouvé ma voie car moi aussi je veux aimer et le montrer par ma vie. C’est pourquoi ce camp solidaire est si important pour moi. Je veux donner tout l’amour dont je dispose afin de montrer que l’amour est le plus important dans ce monde et qu’il peut tout. (Jade, 19 ans de Maubeuge)
Cette première après midi auprès des enfants m’a profondément marquée. Leur joie si simple, leur énergie, leurs sourires ainsi que leur immense talent pour la danse m’ont touchée en plein cœur. J’ai ressenti un mélange de bonheur, d’émerveillement et d’humilité face à tout ce qu’ils m’ont déjà apporté.
En fin de journée, après le repas, nous avons eu la chance d’écouter le témoignage de sœur Marie Stella au sujet de l’association et des enfants. Ses paroles m’ont profondément touchée. J’avais l’impression que chaque mot faisait écho en moi et me faisait prendre encore davantage conscience de la valeur de chaque enfant, de son histoire et de la chance que nous avons de pouvoir partager un bout de chemin avec eux. Bien qu’elle s’adresse à tout le groupe, j’ai eu le sentiment que ce témoignage me parlait personnellement. Je termine cette journée le cœur rempli de gratitude, avec le désir de me laisser transformer par cette mission et par toutes les rencontres qu’elle m’offrira. (Maëlise, 19 ans)
Vendredi 17 juillet
Aujourd’hui nous avons vécu un moment fort et riche en émotion : le spectacle de bienvenue ! Je suis vraiment admirative des danses préparées par les enfants : ils ont confectionnés les tenues et surtout ils ont le rythme dans la peau et une joie de vivre vraiment communicative ! Nous avons dansé avec eux sur plusieurs musiques et nous nous sommes vraiment amusés sans aucune prise de tête ou peur du regard des autres. Ce qui me touche beaucoup, c’est la cohésion des enfants entre eux, chacun prends soin l'un de l’autre sans réfléchir. C’est très beau de voir un groupe aussi unis ! (Noémie, 18 ans)
Mais quels tricheurs !!!! Ces enfants sont très doués pour avancer les plots discrètement et réduire le terrain de l'ennemi ! Cet après midi, nous avons fait une "Balle au prisonnier". En 3 minutes, les équipes étaient réalisées, et le jeu pouvait commencer. Les plus grands (17 ans) ont accueilli les plus petits, les ont encouragés, conseillés, félicités, tout en gardant quand même dans un coin de leur tête que gagner est important!
J'avais l'impression de me retrouver avec mes cousins et mes frères et soeurs, jouant tous ensemble dans la joie et la bonne humeur. Qu'il est beau de voir que l'amour n'a pas de barrières ! Malgré leur maladie, leur passé différent et leur date d'arrivée dans l'association, ils sont tous unis comme des frères ! (Marguerite, 18 ans)
Ce qui m'a marqué aujourd'hui, c'est la balle aux prisonniers avec les enfants. Ils se faisaient des passes, élaboraient des stratégies pour libérer leurs prisonniers : personne n'était mis de coté. On sent une vraie fraternité entre tous, et beaucoup d'entraide. D'ailleurs, à chaque fois que je demande à deux enfants s'ils sont frères, ils me répondent oui, et je trouve ça très beau. (Emilie)
Samedi 18 juillet
Aujourd'hui durant la messe, la fraternité m'a vraiment frappé au visage. Ici, les enfants de la maison familiale prennent soin les uns des autres. J'étais avec un enfant, il s'est endormi sur moi. Un des plus âgés a appelé une de ses sœurs. Elle est venue prendre l'enfant dans ses bras et elle est partie le coucher. Durant la messe, cette situation est arrivée plusieurs fois, et à chaque fois, les enfants prenaient soin des autres pour faire en sorte que tout le monde se sente bien. (Mathis)
Ce matin, lors du cours avec les enfants, j'ai vécu un moment qui m'a beaucoup touchée. Dans notre classe avec Laurine et Clémence, nous accompagnons un élève qui a de gros problèmes de vue. Je me suis assise à côté de lui pour l'aider à faire les exercices, et j'ai été surprise de voir à quel point il comprenait rapidement et enchaînait les bonnes réponses. J'ai réalisé qu'une simple attention pouvait faire une grande différence et lui donner confiance. (Marie, 21 ans de Grand-Fayt)
Ce qui m’a marqué aujourd’hui, c’est la fraternité qui existe entre tous les enfants de l’association. Lors de la messe, une petite s’est endormie sur moi. Au moment de la communion, une autre enfant l’a délicatement récupérée pour la confier à sa marraine (elle-même enfant de l’association), sans que personne ne le lui demande, pour que je puisse aller communier à mon tour. (Eléonore, 19 ans de Valenciennes)
Aujourd’hui, j’ai eu l’occasion d’échanger avec des enfants de l’association, et cette rencontre m’a profondément touchée. En les écoutant parler de leurs rêves et de ce qu’ils souhaitent devenir plus tard, j’ai été impressionnée par leur détermination et leur confiance en eux. Malgré les épreuves qu’ils ont vécues et la difficulté de leur quotidien, ils continuent de croire en leur avenir, et leurs rêves. C’est magnifique de voir à quel point ils gardent espoir malgré tout.
Cette discussion m’a fait réaliser qu’au-delà de leur histoire, ce sont avant tout des enfants remplis d’ambition, de courage et de foi. Leur force de caractère et leur capacité à continuer de rêver, malgré les obstacles, sont une véritable leçon de vie et une source d’inspiration. (Margot, 18 ans, de Maing)
Sur le chemin du retour, nous avons eu la chance de passer devant une fête de village. Le chauffeur du bus nous a alors demandé si nous voulions y participer. Nous sommes alors descendus pour découvrir ce qu’il se passait. Les danseurs étaient habillés en habits traditionnels, ils chantaient , jouaient de la musique et dansaient comme la tradition leur avait appris. Ces derniers nous ont alors invité à participer avec eux! Quel chance d’avoir pu participer à cette fête qui ne se déroule qu’une fois dans l’année ! Ce moment a été exceptionnel, nous avons pu danser avec eux et apprendre les danses traditionnelles du Togo! Ce moment est un moment unique qui restera gravé dans ma mémoire ! (Ilona, 19 ans, de Valenciennes)
Dimanche 19 juillet
Aujourd'hui, nous avons assisté à la messe dans la cathédrale de Sokodé. Elle était célébrée par l'évêque Mgr Célestin-Marie Gaoua. Nous l'avons rencontré en partageant le repas ensemble.
Je souhaitais pour ce témoignage parler du temps spirituel que nous avons vécu dans l'après-midi. Ce moment a été très important pour moi. Depuis que nous sommes arrivés au Togo, tout va très vite, trop vite. Je m'émerveille de tout ici, je vis intensément ce camp avec les enfants, aucun mot n'est assez fort pour décrire ce que nous vivons. Mais les journées passent vite, j'ai donc rapidement eu peur de l'après.
Alors ce moment spirituel est arrivé au bon moment, ça m'a permis de bien comprendre l'importance de vivre l'instant présent, de continuer de vivre intensément et pleinement chaque moment ici. Mais aussi de continuer de m'émerveiller de la chance de pouvoir vivre aujourd'hui et pas demain. Une belle phrase de Sainte Thérèse nous dit : " Le passé ? Dieu pardonne. L'avenir ? Dieu le donne. Vis le jour d'aujourd'hui en communion avec lui !" Amen. (Sarah, 22 ans, Wattignies La Victoire)
Lundi 20 juillet
Aujourd'hui en arrivant chez les enfants il pleuvait beaucoup. Une grande majorité s'est regroupée sous le kiosque, français et togolais. En préparation du match du lendemain, tout le monde était surexcité. Le père Emmanuel a lancé quelques chants et finalement nous avons chacun notre tour chanté nos hymnes respectifs. C'était un beau moment d'unité entre nous tous. (Morgane)
Après le grand jeu de l'après-midi sous la pluie, une petite fille constate que mes cheveux sont trempés. Elle commence alors à me peigner avec ses doigts. Soudain, plein de jeunes arrivent et commencent, chacun de leur côté, à prendre des mèches pour les tresser ! Noémie en face de moi, dans la même position, me regardait en riant. 10 enfants en train de te tirer les cheveux et de s'organiser pour te coiffer, c'est très amusant ! Il y avait ceux qui tressaient, ceux qui distribuaient les élastiques, les garçons s'exerçaient à faire des nœuds et les filles râlaient parce que c'était mal fait ... Toujours en faisant bien attention que je n'ai surtout pas mal, les enfants se sont appliqués pour un résultat ... OrigiNaL lie?! (Marguerite)
Demain c’est le jour J : le match de l’année TOGO - FRANCE. Pendant la journée avec Antoine on a préparé toute l’organisation du match, une sélection des joueurs, du staff, des arbitres, des commentateurs... En activité on a préparé les drapeaux, la coupe, les médailles. Demain on fera la composition et on donnera les dernières consignes pour gagner, le score donné par Marie 2-16. (Clémentine)
Mardi 21 juillet
Aujourd’hui c’était le jour j, le grand match de foot
entre le Togo et la France. Ça faisait quelques jours qu’on préparait tous ça et c’était super sympa de voir la réalisation du match. Le plus touchant et gratifiant c’était de voir l’implication de tout le monde aussi bien togolais que français, de la préparation à la participation au match. Les grands comme les petits et même ceux qui ne jouaient pas vivaient le truc à fond, c’était un beau moment de fraternité ! (Antoine)
Nous vivons la messe tous les jours et c’est toujours pour moi une source de grande admiration et de fascination. Les enfants prennent tous soin les uns des autres d’une façon qui paraît complètement naturelle. Notamment, les grands garçons font preuve d’une belle tendresse en s’occupant des petits et en portant ceux d’entre eux qui s’endorment. Je trouve ça très touchant parce qu'ils ne restent pas sur leurs propres ressentis mais font vraiment attention les uns aux autres. (Noémie)
Nous avons pu assister à un match Togo-France ici. Bon bien sûr, les togolais ont largement prouvé qu’ils étaient meilleurs que nous… (il fallait s’y attendre). Mais ce qui m’a marqué de cette journée est encore une fois la fraternité. Tout le monde ensemble pour partager et profiter d’un moment. C’est un bel exemple de ce à quoi devrait ressembler notre quotidien je trouve. J’espère que nous pourrons nous en rappeler quand parfois c’est un peu plus dur de se supporter les uns les autres. Nous apprenons de belles leçons d’humilité et de fraternité. (Clément)
Mercredi 22 juillet
Vidéo réalisée par le service communication de l'association Vivre dans l'Espérance
Jeudi 23 juillet
Ce qui m'a marqué aujourd'hui, c'est le marché de Sokodé que nous sommes allés visiter. J'ai été d'abord très surprise de l'odeur forte et des conditions peu hygiéniques. Le poisson et la viande étaient à même les tables et les mouches tournaient autour. Mis à part ça, il y avait des pagnes très colorés partout et beaucoup de vie ! Tout le monde nous disait bonjour et nous souhaitait une bonne arrivée. Les enfants avaient l'air impressionnés de voir des blancs. C'était une expérience très enrichissante et qui nous a encore plus permis de s'imprégner de la culture togolaise ! (Emilie de Saméon)
Cet après-midi, nous nous sommes rendus au marché de Sokodé. Nous avons pu découvrir un marché traditionnel togolais avec ses différents stands : boucherie, poissons séchés, fruits, légumes, médicaments, ustensiles de cuisine... Le tout accompagné de ses odeurs plus ou moins délicieuses (je parle, bien sûr, du poisson séché...). La différence avec les marchés français est impressionnante ! Les marchands font de leur stand de véritables oeuvres à contempler avec des montagnes d'aliments presqu'en équilibre. C'est vraiment incroyable à voir! (Marie de Saint Hilaire lez Cambrai)
J'ai entendu une voix venant de la cuisine. Alice, jeune fille Togolaise était en train de chanter et glorifier le
Seigneur. Elle chantait avec son âme et son coeur. Cette foi pure et pleine d'amour m'a profondément touché. Elle loue Dieu, non pas seulement le dimanche mais en tout temps et en tout lieu. (Mathis)
Aujourd’hui a encore été une très belle journée ! J’ai passé la matinée avec les enfants, entre les cours et les moments de jeux, et c’est toujours un vrai plaisir de partager ces instants avec eux ! Cet après-midi, nous sommes allés au marché local, et c’est un des moments qui m’a le plus marqué aujourd’hui ! J’ai vraiment apprécié découvrir le mode de vie des habitants, les voir vivre leur quotidien, échanger entre eux, faire leurs courses et simplement observer la vie telle qu’elle se déroule chaque jour. C’était une expérience très différente de ce que qu’on a l’habitude de vivre ici, et j’ai trouvé ça vraiment enrichissant !J’ai eu l’impression, le temps d’un après-midi, d’être au plus près de leur quotidien, ce qui m’a permis de mieux comprendre leur façon de vivre. Ce sont des moments comme celui-là qui rendent cette aventure encore plus marquante, et je repars aujourd’hui avec de très beaux souvenirs ! (Maëlise)
Tous les jours, nous donnons des cours à des élèves de 5ème et de 4ème. Ils sont très heureux de participer, très motivés et curieux et c’est un vrai plaisir de voir leurs progrès au fil des cours. Nous avons également découvert le marché du Togo, une expérience très enrichissante qui nous a permis de mieux comprendre le quotidien des habitants, leurs habitudes et l’ambiance du marché. (Laurine, 23 ans de Larouillies)
Vendredi 24 juillet
Aujourd'hui, c'était à nous, les Yovo Yovo, d'animer la messe. Au moment de la communion, j'ai été très touchée de voir les enfants togolais s'avancer les bras croisés pour recevoir la bénédiction, alors qu'habituellement ils restent à leur place. Le fait que notre présence ait pu les amener à vivre ce moment autrement m'a procuré beaucoup de joie.
(Clémence, 21 ans de Cambrai)
Ce qui m’impressionne chez les togolais, c’est leur façon de vivre leur Foi. Je n’ai jamais vu un jeune râler pour aller à la messe (qui a pourtant lieu tous les jours) les jeunes sont tous très impliqués et sont à la limite de se chamailler pour pouvoir y jouer du djembé ! Ces jeunes vivent réellement l’amour de l’Evangile.
Aujourd’hui nous avons fait la proposition de vivre une messe « à la française », avec des chants qui nous touchent (l’Ave Maria de Lourdes par exemple) et en enrichissant la liturgie de nos habitudes.
Ce qui m’a vraiment touché, c’est au moment de la communion. Au Togo les jeunes qui n’ont pas fait leur première communion ne s’avancent pas pour recevoir la bénédiction de Dieu, ce n’est pas une habitude. Aujourd’hui, le prêtre les a invités à faire cette démarche. Tous les jeunes sont passés recevoir la bénédiction avec un grand sourire aux lèvres. Les voir tous en file indienne dans l’allée m’a rempli de joie et d’amour, non seulement de les voir heureux, mais aussi heureux de voir qu’ils avaient tous pour envie de s’approcher du Christ, qu’ils aient 4 ou 19 ans ! Ils sont très inspirants. (Vianney, 24 ans de Fenain)
Nous avons eu la joie de célébrer une messe spéciale française durant laquelle, pour la première fois, tous les enfants ont pu recevoir la communion.
Aujourd'hui nous leur avons proposé à nouveau de communier. Directement, un immense sourire s'est dessiné sur leurs visages. Ils étaient heureux et impatients de vivre à nouveau ce beau moment de partage et de foi. (Marie, 20 ans Grand-Fayt)
Samedi 25 juillet
Aujourd’hui, nous avons eu la chance, avec Clément, d’animer un cours d’éducation affective et sexuelle auprès d’élèves de 5e, 4e, 3e, seconde, première et terminale.
Cette expérience a été, pour moi, très enrichissante, tant sur le plan humain que professionnel. Nous avons abordé la sexualité féminine et masculine, puis, en fin de séance, nous avons séparé les filles et les garçons afin de leur offrir un espace de parole plus libre.Les filles ont ainsi pu me poser, de manière anonyme, toutes les questions qu’elles souhaitaient. Ce moment a été particulièrement enrichissant, car il m’a permis de mieux comprendre leurs interrogations, leurs inquiétudes et leurs besoins. La classe a été très attentive tout au long de l’intervention. À la fin du cours, de nombreux élèves nous ont remerciés d’avoir pris le temps d’aborder ce sujet avec eux.
Je rends grâce pour cette belle opportunité de transmettre sur ce sujet. (Sarah, 22 ans de Wattignies la Victoire) [NDLR : Sarah exerce la profession de sage-femme].
Aujourd’hui, nous avons vraiment échangé avec certains grands enfants qui se sont livrés pour la première fois… Leurs histoires de vie sont vraiment touchantes et nous font réaliser la chance que nous avons… Les enfants sont aussi très curieux de connaître notre vie en France et nous posent plein de questions sur notre mode de vie. (Clément)
Dimanche 26 juillet
Après le dîner une quinzaine de grands togolais est venue chez nous pour qu’on puisse avoir un moment de partage
qualitatif ensemble. C’était très intéressant, nous avons parlé de leur vision des européens, de la drogue, de leur responsabilité des plus jeunes lors des messes et autre, de leur vision du handicap, des déchets, de leur Foi, de la sorcellerie etc…
Ensuite après ce bel échange, les jeunes nous ont appris plusieurs danses et chants de louange. L’ambiance était terrible ! (Clémentine, 22 ans de Féron)
Lundi 27 juillet
J’ai eu la chance de partager un moment d’adoration avec les enfants, et c’était vraiment magique. Être tous réunis, chanter des louanges, écouter les prières et voir autant de personnes exprimer leur foi avec autant de sincérité… c’était quelque chose de très fort.
Certains prenaient la parole pour confier à Dieu des personnes qui leur sont chères. À travers leurs paroles, on ressentait énormément d’amour, d’espoir et surtout une foi incroyable.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est de voir à quel point la foi est présente et vivante ici. Il y a une telle ferveur dans les chants, dans les prières et dans la façon dont chacun se tourne vers Dieu.
Partager ce moment avec eux m’a vraiment émue. C’est beau de voir autant de personnes réunies autour de leur foi, avec autant de cœur et de conviction. Une expérience simple, mais profondément forte et que je garderai longtemps en mémoire. (Margot, 18 ans de Maing)
Cet après-midi, j’ai eu la chance d’avoir un cours particulier de djembé avec Rodrigue. Rodrigue est un jeune de 19
ans, malvoyant, et qui a une passion toute particulière pour la musique.
J’aime beaucoup le djembé et j’y joue de manière très européenne, très lisse, très régulière, peu innovante…
Rodrigue lui joue de manière très africaine : rythmes plus chaloupés, moins réguliers, beaucoup plus à l’instinct avec une richesse de sons et de rythmes impressionnants !
Il m’a aidé à « décoincer » mes rythmes et à enrichir ma manière de jouer.
Rodrigue se donnait à fond et je faisais de mon mieux pour suivre mon professeur ! Pas évident mais très formateur.
Après la partie technique, on s’est mis à chanter ensemble quelques chants de louange et à tour de rôle, nous prenions le djembé pour accompagner nos chants.
C’était un moment simple mais pour autant très précieux à mes yeux, emprunt de joie et de partage.
J’ai d’ailleurs rendez-vous demain avec lui pour la suite de la formation musicale! (Vianney, 24 ans de Fenain)
Aujourd'hui, nous avons eu l’occasion de participer à une adoration avec les enfants. C’était l’adoration la plus joyeuse que j’ai pu vivre. Les enfants étaient tellement joyeux d’adorer le Seigneur. Un enfant m’a particulièrement marqué : Christophe, un de mes élèves, qui chantait tellement fort et dansait de toutes ses forces. Ce fut vraiment un exemple pour moi car parfois je ne suis pas assez déterminée dans la foi et j’ai peur du regard que les autres pourraient porter. Les enfants et leur confiance sont vraiment un bel exemple de l’amour de Dieu. (Jade, 19 ans, Maubeuge)
Ce matin, avant de commencer les activités, j’ai vécu un moment surprenant mais plein d’amour ! J’étais entourée de jeunes garçons qui rigolaient et se taquinaient. Edwige, une jeune d’environ 12 ans, s’approcha en me regardant, comme à son habitude, avec une immense douceur. Elle a soudain plongé dans mes bras ! Sa tête était posée dans mon cou et ses bras autour de ma taille me sérraient si fort ! À ce moment, je l’ai senti toute vulnérable et fragile, j’ai senti comme un besoin profond d’affection.
C’est comme si elle venait recharger ses batteries d’amour pour mieux repartir ! Alors je l’ai sérrée aussi fort en lui carressant doucement le dos. C’est grâce à ces petits moments suspendus que l’on réalise que chacuns de ces enfants mérite une attention très particulière. Malgré leur visage toujours souriant, leur attention permanente les uns pour les autres, leur motivation et leur détermination, ils restent quand même des enfants, avec des forces et des fragilités, qui ne demandent qu’à être aimé ! (Marguerite, 18 ans, Valenciennes)
Mardi 28 juillet
Lundi matin, lorsque nous faisons cours à la classe de sixième, nous avons décidé de faire une évaluation afin de vérifier le suivi des connaissances que nous avions apporté. J’ai été très fière d’un des enfants. Cet enfant avait beaucoup de difficulté en français. Lors des pauses, nous prenions toujours le temps de lui expliquer, de lui donner des exercices supplémentaires à sa demande, ect. Lors de l’évaluation ce même enfant a obtenu l’un des meilleurs résultats en français! J’ai été très fière et heureuse de voir que grâce à sa motivation, ses résultats s’étaient nettement améliorés. (Ilona, 19 ans)
Mercredi 29 juillet
Les derniers jours sont là et on sent que la fatigue s’accumule chez les togolais comme chez nous. Malgré tout, chacune de nos arrivées est une fête remplie de joie et de sourire comme au premier jour. Ça nous rappelle pourquoi on est là et la fatigue laisse place à la motivation de leur faire passer des bons moments ! (Antoine, 20 ans)
Aujourd'hui, j'ai donné mon dernier cours aux CE (nous alternons pour ce niveau). J'ai aimé suivre ce groupe pendant ces trois semaines, voir leurs évolutions et constater leurs compétences, surtout en mathématiques ! Les cours ont été source d'apprentissage pour eux, mais aussi pour moi, car c'était la première fois que je donnais cours à une classe... et j'espère avoir fait de mon mieux pour les aider et leur apporter le maximum de connaissances. (Marie, 23 ans, Saint Hilaire-lez-Cambrai)
Jeudi 30 juillet















